Bruxelles, 08/10/2003 (Agence Europe) - Ce n'est pas la date mais les termes de l'accession de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce qui importent, a déclaré le ministre russe du Commerce German Gref à l'issue d'une nouvelle session de négociations - la quatrième au niveau politique et la dixième au niveau technique, mardi à Bruxelles. Le responsable russe a fait état de progrès tangibles dans ce qu'il qualifiait la semaine dernière de volet le plus difficile du processus d'accession (voire EUROPE du 4 octobre, p.11). Il a indiqué à l'agence Itar-Press que sur les 34 problèmes qui pouvaient paraître insolubles au départ, il n'en reste plus que quatre à régler, avec un compromis possible sur trois d'entre eux, sans préciser lesquels. Du côté européen, on parle d'une session "assez ouverte et assez constructive" mais aussi de progrès limités aux services bancaires, y compris financiers, et d'assurance car, pour le reste, "cela dépend largement des Russes", notamment dans trois autres secteurs clés: - l'énergie, où "ils ont des problèmes à prendre des engagements sur les aspects commerciaux de l'ouverture du marché" (questions du double prix et du transit), - les télécommunications, secteur où ils viennent d'imposer un monopole (celui de Rostelekom) qui n'existait pas auparavant, - les transports aériens, avec en particulier les taxes "exorbitantes" imposées pour le survol de la Sibérie en direction de l'Asie, une question qui pourrait être renvoyée au niveau multilatéral à défaut d'une solution bilatérale. "La balle est dans le camp russe", signale-t-on à Bruxelles. M.Gref estime quant à lui qu'il est techniquement possible de conclure les négociations l'année prochaine mais pas d'entrer à l'OMC.