Bruxelles, 06/10/2003 (Agence Europe) - Ce n'est pas un "libre-échange aveugle" que les agriculteurs attendent des négociations à Genève sur l'Agenda de développement de Doha mais "un commerce équitable encadré par des règles claires", estime le président du Comité des organisations professionnelles agricoles (COPA) de l'Union. Peter Gaemelke, qui s'exprimait jeudi à Paris dans le cadre d'une conférence sur l'équilibre des pouvoirs en agriculture, a voulu remettre les pendules à l'heure, au lendemain de la conférence de Cancun: « L'abolition des subventions agricoles n'est pas la solution magique à tous les maux de ce monde » car « tous les soutiens agricoles ne sont pas les mêmes et les subventions n'ont pas toutes ni au même degré un effet de distorsion sur les échanges ». « Ce n'est pas de démanteler les politiques agricoles ni de supprimer les subventions agricoles dont il est question à l'OMC (mais) d'assurer que les échanges commerciaux entre les pays puissent se dérouler sans distorsions », tout en permettant aux "vrais" pays en développement - les plus pauvres "derrière lesquels des pays avancés, comme le Brésil, doivent cesser de se cacher - de protéger leurs marchés des importations susceptibles de déprimer leurs prix", a-t-il dit.