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Bulletin Quotidien Europe N° 8441
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/comite des regions

Déclaration de soutien aux élus locaux basques et condamnation ferme des exactions de l'ETA

Bruxelles, 10/04/2003 (Agence Europe) - A un peu plus d'un mois des élections municipales en Espagne, le Comité des régions a adopté jeudi une résolution de soutien aux élus locaux du Pays basque, menacés par l'ETA. Adoptée à une quasi-unanimité (pas de vote contre, 8 abstentions), la résolution renforce le message lancé par le Comité mercredi en organisant l'audition d'élus locaux basques. La résolution dénonce les menaces contre les élus locaux, et s'élève contre le fait que "les partis démocratiques (...) rencontrent d'importantes difficultés pour compléter leurs listes lors des élections locales au Pays basque, que les sièges de ces partis doivent être protégés et que leurs réunions électorales font l'objet de menaces terroristes déclarées". La résolution insiste sur le fait que "de nombreux conseillers municipaux du parti populaire et du parti socialiste ont été assassinés durant les dernières années". Les divisions entre partis nationalistes et non nationalistes ont d'ailleurs resurgi au cours de l'audition devant le Comité et en conférence de presse. "Les conseillers des partis nationalistes ne sont pas menacés", a déclaré Alfonso Alonso, maire de Vitoria (PP). Ana Urchueguia, maire PSOE d'une autre commune basque, a tenu des propos similaires. D'autres élus espagnols également. Le président de l'association des municipalités basques, le nationaliste Karmelo Sainz de la Maza (PNV), s'en est offusqué, assurant que le groupe terroriste menace aussi les nationalistes.

Ces élus basques, et la sœur de la dernière victime en date de l'ETA, Maite Pagazaurtundua, elle-même conseillère municipale, ont fait part de leur très difficile expérience de la politique au Pays basque. Interrogée sur l'utilité d'éventuels observateurs européens aux élections, Ana Urchueguia a rejeté cette hypothèse, déclarant que "le problème, ce n'est pas le jour des élections mais avant, si on s'inscrit sur les listes on risque d'être assassiné".

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