Bruxelles, 10/04/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne incite les pays adhérents à commencer au plus vite la préparation programmes des fonds structurels et du Fonds de cohésion, afin qu'ils puissent être lancés dès la date de l'adhésion. Pour "éviter que l'argent de la politique de cohésion ne reste à Bruxelles", la programmation doit être faite suffisamment tôt et "les programmes doivent être précis et opérationnels, avec des priorités claires et de mesures limitées", a déclaré le Commissaire européen Michel Barnier mercredi lors de la rencontre annuelle des responsables de l'instrument structurel de pré-adhésion Ispa. Cet instrument sera remplacé, dès l'adhésion, par les fonds structurels et le fonds de cohésion. La période de programmation pour les 21,7 milliards d'euros d'aides de cohésion accordés aux nouveaux Etats membres "sera courte, à peine trois ans", de 2004 à 2006, a-t-il rappelé. C'est pourquoi la Commission espère conclure avant la fin de l'année la négociation des documents de programmation pour cette période.
La première étape relève des pays adhérents eux-mêmes, qui doivent présenter un bilan de leur développement régional et de leurs priorités pour l'avenir dans un "plan national de développement". La Pologne, la République tchèque et la Slovaquie l'ont déjà fait, le programme hongrois est attendu pour bientôt, indique-t-on à la Commission. Ensuite, la Commission négocie avec les différents pays les programmes opérationnels et documents uniques de programmation. Les pays adhérents doivent aussi achever de préparer leur administration à gérer les fonds, a averti le Commissaire Barnier. En juillet, la Commission adoptera un rapport de suivi. En octobre, elle réunira les ministres compétents des pays adhérents en conférence. "Il est d'autant plus important de réussir cette première programmation que ses résultats, positifs ou négatifs, auront un impact important sur les négociations de la prochaine période, et sur la place que la politique de cohésion occupera dans la nouvelle Europe que nous désignons aujourd'hui", a souligné Michel Barnier à l'adresse des responsables des pays adhérents.
Dans son intervention, le Commissaire Barnier a rappelé que la Roumanie et la Bulgarie bénéficieront d'une aide "sensiblement accrue entre 2004 et 2006", mais que, ne faisant pas partie de la vague d'adhésion du 1er mai 2004, elles "profiteront encore de quelques années supplémentaires pour se préparer".