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Bulletin Quotidien Europe N° 8435
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Les parlementaires ACP et les députés européens déplorent la guerre en Irak et s'inquiètent des conséquences sur l'économie mondiale

Brazzaville, 02/04/2003 (Agence Europe) - Même si l'Assemblée parlementaire paritaire ne doit pas adopter de résolution sur la guerre en Irak, le débat de mardi à Brazzaville a montré une large convergence de vues entre parlementaires ACP et députés européens, majoritairement opposés à la guerre. Aucun représentant ACP n'a apporté son soutien à l'intervention américano-britannique.

Le général Philippe Morillon (PPE-DE, français) s'est opposé à la guerre en Irak et a souhaité qu'elle prenne fin le plus tôt possible. Etre partenaire des Etats-Unis ne signifie pas partager les mêmes vues sur tous les sujets, a-t-il rappelé avant d'espérer que la Convention européenne apportera les réformes nécessaires pour doter l'Union d'une véritable politique étrangère et de sécurité commune. Le socialiste espagnol Miguel Angel Martinez a aussi déploré cette guerre "injustifiable et illégale" et il a reproché au gouvernement espagnol le soutien accordé à l'administration Bush. En revanche, le conservateur britannique Martin Callanan soutient l'intervention américano-britannique et considère que cette guerre est légale et justifiée par la nature du régime irakien. Il n'a pas hésité à qualifier de régression la mise en place éventuelle d'une politique de défense européenne.

Plusieurs membres ACP de l'Assemblée parlementaire ont, comme le sénateur haïtien Pierre Sonçon Prince, très vivement condamné une intervention militaire qui bafoue à leurs yeux le droit international. Le représentant de l'Angola a rappelé que son pays, membre non permanent du Conseil de sécurité, a soutenu une solution pacifique de la crise dans le cadre des Nations unies. Avec d'autres, il a insisté sur le fait que la force ne devrait être employée qu'en dernier recours. Le parlementaire du Lesotho, Mothetjoa Metsing, s'est inquiété de l'effet dévastateur de cette guerre sur l'économie mondiale. Il a aussi insisté en faveur de l'implication des Nations unies dans le processus de reconstruction politique, économique et sociale de l'Irak après la guerre. Le député des Seychelles, Barry Faure, a rappelé que son gouvernement était opposé à la guerre et il a évoqué les risques que celle-ci fait courir en particulier aux secteurs des transports aériens et du tourisme. Le parlementaire sud-africain, Rob Davis a constaté que l'accueil espéré des "libérateurs" n'a pas eu lieu et que le peuple irakien a eu un réflexe patriotique. Il a rappelé l'opposition de son pays à cette intervention et espéré que la reconstruction de l'Irak ne se fera pas au détriment des pays ACP.

Lors de ce débat, plusieurs députés européens, dont la verte suédoise Inger Schörling et le Français du groupe GUE/NGL, Fodé Sylla, et délégué ACP, comme le ministre des Affaires étrangères de Saint-Vincent, Louis Straker, ont insisté pour que l'Assemblée parlementaire adopte une résolution, même très courte, condamnant la guerre. Malgré un soutien très large au sein de l'Assemblée, notamment parmi les représentants ACP, cette proposition s'est heurtée à l'opposition de certains membres européens, échaudés par l'échec du Parlement européen la semaine dernière à Bruxelles, et à l'intransigeance du co-président soudanais, Angelo Beda qui a constaté que les conditions fixées par le règlement pour le dépôt d'une résolution n'étaient pas remplies.

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