Bruxelles, 27/02/2003 (Agence Europe) - L'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) présentent ce vendredi de nouvelles offres de démantèlement tarifaire, dans le cadre des négociations de l'accord d'association et de libre-échange entre les deux blocs régionaux. Ces offres seront examinées lors de la prochaine session de négociation, du 17 au 21 mars.
Le Mercosur mettait cette semaine la dernière main à son offre, lors d'une réunion à Asunción, au Paraguay, qui assume la présidence du marché commun du cône sud-américain. "Il est certain qu'il y aura une proposition, comme s'y sont engagés les ministres du Mercosur lors de leur rencontre avec les Commissaire Lamy et Patten en juillet dernier", assure l'ambassadeur du Brésil auprès de l'UE, José Alfredo Graça Lima. L'UE espère que cette offre sera plus substantielle que celle couvrant 40% des échanges, proposée en 2001 par le Mercosur (soit 7,5 milliards de dollars d'importations). La difficulté est d'arriver à un consensus entre les quatre pays du Mercosur sur des sujets sensibles, comme le textile pour l'Argentine ou l'automobile et l'électronique pour le Brésil, reconnaît José Alfredo Graça Lima. La décision est d'autant plus complexe que le nouveau gouvernement brésilien n'a pas encore achevé sa réflexion sur les négociations de libre-échange en cours, dans le cadre d'une réflexion plus globale sur la libéralisation, la balance commerciale, le rôle des taux de change, constate l'ambassadeur.
L'offre présentée par l'UE en juillet 2001 couvre déjà 91% des échanges actuels, en consolidant notamment des tarifs qui font déjà l'objet de concessions dans le cadre du système de préférences généralisées par exemple. Les pays du Mercosur espèrent toutefois une plus grande ouverture pour les 10% de produits exclus qui les intéressent, comme le sucre, le boeuf ou le poulet par exemple, "même si c'est dans le cadre de quotas" note Alfredo Graça Lima.