Bruxelles, 27/02/2003 (Agence Europe) - Comme nous l'avons indiqué (voir EUROPE d'hier, p.8), le Commissaire chargé de la recherche, Philippe Busquin, a présenté mercredi au Collège une note d'information sur l'état des négociations en vue de la construction et de l'exploitation du réacteur ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), un projet international de recherche et de développement dans le domaine de la fusion nucléaire. Rappelons à cet égard que le programme-cadre Euratom 2003-2006 consacre la plus grande partie de son budget à la recherche sur la fusion nucléaire (750 millions d'euros sur 1 milliard 250 millions d'euros).
En soulignant que les Etats-Unis sont revenus à la table des négociations depuis le mois de février (ils s'étaient retirés du projet en 1999 afin de procéder à une réévaluation: voir EUROPE du 6 février, p.18), la note indique que Washington pourrait apporter une "contribution substantielle" au financement du projet, dont le coût est estimé à 10 milliards d'euros sur 30 ans. Quant au choix du site d'hébergement du réacteur, la Commission souhaiterait que l'Espagne et la France, les deux candidats européens - avec Vandellos et Cadarache - se mettent d'accord, afin de pouvoir proposer un site européen unique (le Canada et le Japon se sont aussi proposés). Souhaitant que le projet puisse entrer dans sa phase opérationnelle à la fin 2003, la Commission présentera au Conseil du 12 mai une communication donnant des indications plus précises sur le calendrier, le choix du site, la répartition des coûts et la gestion du projet, auquel participent aussi Russie et Chine.