Bruxelles, 09/01/2003 (Agence Europe) - A l'issue de l'audition organisée par son groupe sur le dialogue entre christianisme et islam, Graham Watson, président du groupe libéral au PE, selon un communiqué, a fustigé tout fondamentalisme religieux, qu'il soit chrétien ou islamique, en insistant sur la séparation Etat/Eglise et sur une meilleure connaissance des langues et des affaires internationales, pour faciliter la compréhension réciproque.
Emma Nicholson, membre du groupe, a souligné le rôle que l'UE peut jouer en encourageant "la diversité et la tolérance". L'islam devrait être, en Europe, une religion comme les autres, a estimé pour sa part Felix Marti, directeur du Centre Unesco de Catalunya, alors que Fouda Allam, professeur de sociologie islamique, a regretté selon le même communiqué qu'il n'y ait guère de parlementaires musulmans en Europe, en particulier en France et en Italie.
Quant au président Cox, il a estimé que l'Europe est particulièrement bien placée pour plaider la cause de la paix, grâce à ses capacités en matière de "dialogue, réconciliation et reconstruction". Au Proche-Orient, a-t-il ajouté, un "empire guidé par les Etats-Unis" ne saurait être le fondement d'une paix durable.