16/12/2002 (Agence Europe) - Lors d'un débat sur le thème "Ma vision pour l'Europe en 2020" organisé par Les Amis de l'Europe, qu'il préside, Etienne Davignon, ancien Commissaire européen, a affirmé que les résultats obtenus au sein de la Convention européenne concernant la personnalité juridique unique de l'Union sont beaucoup plus importants qu'on ne réalise et auront en particulier d'importantes conséquences sur le processus décisionnel. "Nous n'avons pas besoin d'un président (du Conseil européen) à plein temps", a-t-il dit par ailleurs, estimant que la Commission devrait présider les Conseils: c'est pratiquement déjà le cas lorsqu'un Commissaire particulièrement aguerri participe aux travaux du Conseil, a-t-il remarqué. Le vice-président de la Convention Jean-Luc Dehaene et les conventionnels John Bruton et Elmar Brok ont été interrogés surtout sur l'action extérieure de l'Union. L'ancien Premier ministre belge a souligné la contribution que l'Union peut donner à la "gouvernance globale" et, interrogé sur les relations UE/ Russie, il s'est dit "en total désaccord" avec Silvio Berlusconi qui a récemment affirmé que la Russie pourra faire un jour partie de l'Union. L'ancien Premier ministre irlandais a estimé pour sa part que l'UE devrait organiser "une sorte de relation politique globale avec la Russie sous l'égide du Conseil de l'Europe". Selon lui, il faudrait réformer l'organisation paneuropéenne, notamment en introduisant le vote à la majorité au Comité des ministres. Quant au président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, il a, en évoquant les relations avec Washington, constaté que les Etats-Unis sont "le seul pays du monde" avec lequel l'Union a des relations qui ne sont pas fondées sur un traité : il faudrait y réfléchir, a-t-il estimé.