Bruxelles, 11/12/2002 (Agence Europe) - C'est ce jeudi 12 décembre que s'ouvrent à Bruxelles les négociations en vue de la conclusion d'accords de coopération entre l'UE et l'Iran. Dans la matinée, les parties européenne et iranienne procéderont au lancement des négociations sur le dialogue politique et la lutte contre le terrorisme. L'après-midi sera consacrée aux premiers pourparlers officiels en vue de la conclusion d'un accord en matière de coopération économique et commerciale. Bien qu'aucune échéance n'ait été fixée pour l'aboutissement du processus, la Commission européenne a réaffirmé qu'elle considérait les volets économique et politique comme un "paquet", et qu'aucune décision formelle ne pourrait être prise sans accord sur l'ensemble.
Jusqu'à présent, l'UE et l'Iran ne sont liés par aucune relation contractuelle. Mais, depuis la seconde moitié des années 90, un dialogue portant sur des questions aussi diverses que le commerce, les investissements, l'énergie, la drogue, les relations internationales (Proche-Orient, lutte contre le terrorisme), l'introduction de réformes dans la société iranienne et les droits de l'homme s'est développé au point que les parties estiment aujourd'hui de leur intérêt de le structurer en créant un véritable cadre pour leur coopération. La Commission, qui a été mandatée par le Conseil pour négocier les aspects économiques et commerciaux de cette coopération, entend aboutir à l'établissement d'un régime contractuel qui s'aligne sur les dispositions de l'OMC, en prévoyant en particulier l'application de la clause de la nation la plus favorisée. Elle entend soutenir les efforts de Téhéran pour se conformer aux règles de l'OMC dans des domaines tels que la propriété intellectuelle, les marchés publics, la normalisation et les questions sanitaires en vue de l'accession de l'Iran à l'Organisation, et intensifier sa coopération dans les secteurs de l'énergie, des transports, de l'environnement, du contrôle des drogues, des migrations -y compris les questions relatives à l'asile et aux réfugiés-, et de la culture. L'UE souhaite aussi soutenir les réformes et le renforcement de l'Etat de droit en Iran, et contribuer à l'amélioration du respect des droits de l'homme. Une partie intégrante de l'accord.