09/12/2002 (Agence Europe) - Dans une interview publiée le 9 décembre par Le Figaro, le président de la Convention européenne Valéry Giscard d'Estaing a mis un bémol à son opposition radicale à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne (voir EUROPE du 9 novembre, p.7). Ainsi, il précise: "Je n'ai pas dit que l'entrée de la Turquie dans l'Union entraînerait la mort de celle-ci (...). Ce que je dis, c'est qu'il faut faire d'abord l'Europe européenne, et après on verra". VGE ajoute: "Réussissons d'abord l'intégration des dix nouveaux membres, puis de la Roumanie et de la Bulgarie. Il faut tendre à la satisfaction des populations concernées, de façon à ce que, dans quelques années (...), elles ne cherchent pas à remettre en cause leur appartenance à l'Union" . Selon lui, "cela ne nous empêche pas d'organiser nos relations avec les pays voisins, de trouver des modes de concertation avec eux et de prendre en compte leurs aspirations".