Bruxelles, 25/11/2002 (Agence Europe) - Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, a publié vendredi l'édition 2002 de l'annuaire statistique des 211 régions de l'Union européenne et 55 régions des pays candidats. L'annuaire fournit cartes et données par région sur la population, le PIB, le chômage, l'environnement ou encore l'urbanisme. Il étudie certains secteurs et thèmes économiques (l'agriculture, les transports, le développement scientifique et technologique, la structure des entreprises).
Pour prendre l'exemple de l'accroissement de la population, le rapport d'Eurostat souligne que "la migration est devenue le facteur décisif de l'accroissement encore positif, mais lent". 92 des 112 régions Nuts 2 de l'Union européenne ont enregistré un accroissement naturel négatif en 1999, mais "grâce à la migration nette positive, l'accroissement total n'est cependant négatif que dans la moitié d'entre elles". Cette compensation "ne se retrouve pas dans les pays candidats: 41 des 55 régions présentent un accroissement naturel négatif et 35 régions enregistrent une croissance totale négative".
Les taux de natalité les plus élevés se situent dans trois des quatre départements français d'outre-mer, dans le Flevoland aux Pays-Bas (15,8 pour 1000 habitants), l'Inner London et la région Leicestershire, Rutland and Northamptonshire, la région espagnole de Ceuta y Melilla (15,5 ‰) et l'Ile-de-France. Les régions de l'UE qui ont un taux de natalité inférieur à 8,5 % sont principalement situées en Allemagne (quasiment toute la partie orientale), dans le nord et le centre de l'Italie ainsi que dans le nord de l'Espagne. Le taux de natalité est faible en Bulgarie, dans les régions Praha (République tchèque), Lettonie, Bucuresti (Roumanie) et Bratislavsky (République slovaque).
Le taux de migration nette (différence entre l'immigration et l'émigration) pour les régions de l'UE s'est chiffré à 2,5 ‰ en 1999 mais était négatif, (1,3%), pour les régions des pays candidats. Les régions au sens large où le solde migratoire positif est le plus élevé sont le sud du Royaume-Uni et de la France ainsi que le centre et le nord de l'Italie. Près d'un quart des régions de l'UE accusaient un taux migratoire négatif en 1999. Les cinq régions qui ont perdu le plus d'habitants du fait des migrations se trouvent en Italie (Calabria et Campania, avec des taux de - 7,8 ‰ et de - 7,5 ‰), en Allemagne (Halle, - 6,4 ‰, Dessau: - 6,3 ‰) et en Finlande (Itä-Suomi, - 6,3 ‰). Les autres régions accusant des valeurs migratoires fortement négatives sont dans le sud de l'Italie, le nord de la France, le centre et l'est de l'Allemagne, le centre et le nord de la Suède et de la Finlande. La première région d'un pays candidat à figurer sur cette liste se classe à la 17ème place: Severozapden en Bulgarie (-4‰).