Bruxelles, 20/11/2002 (Agence Europe) - Alors que le groupe français Schneider reconsidère la possibilité de fusionner avec Legrand, suite à la décision de la Cour de justice européenne de casser le veto de la Commission à cette opération, les dirigeants de Legrand ont décidé d'assigner Schneider en référé devant le tribunal de Nanterre, estimant n'avoir pas été suffisamment associés aux négociations qui ont repris avec la Commission européenne. Des sources proches du dossier indiquent que Legrand a l'intention de faire valoir officiellement ses arguments contre la fusion auprès de la Commission européenne, préférant une vente des actions au consortium Wendel qui permettrait, estime Legrand, « de faire l'économie de démembrements » issus de cessions où Legrand risque, afin de satisfaire aux exigences des règles européennes de la concurrence, de payer « le tribut le plus lourd ». Le projet de fusion en l'état actuel prévoit déjà des cessions d'actifs d'une valeur de 480 millions d'euros, affectant surtout les activités de Legrand, et d'autres devraient suivre encore. La Commission devrait préciser ses intention d'ici la fin du mois (voir EUROPE du 23 octobre, p.10).