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Bulletin Quotidien Europe N° 8344
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil relations exterieures

La Commission propose au Conseil de délier l'aide au développement, y compris l'aide alimentaire - Conclusions du Conseil sur le commerce et le développement - Autres résultats

Bruxelles, 20/11/2002 (Agence Europe) - Le débat sur le commerce et la réduction de la pauvreté, consigné dans des conclusions du Conseil et la présentation aux ministres des Affaires étrangères de la nouvelle proposition de la Commission visant le déliement total de l'aide européenne au développement ont été présentés par la Présidence danoise et la Commission comme les principales avancées du Conseil Relations extérieures de mardi, pour ce qui concerne le volet « Développement » de son agenda.

Devant la presse, le Président du Conseil Per Stig Moller s'est félicité de « l'intention des ministres des Affaires étrangères, assistés par leurs homologues au Développement, de travailler ensemble pour promouvoir les échanges commerciaux comme un instrument de développement et d'intégration des pays pauvres dans l'économie mondiale », dans le droit fil des conclusions du Sommet de Johannesburg sur le développement durable et de l'agenda de développement à l'OMC (agenda de Doha). « Nous avons besoin d'une alliance globale contre la pauvreté, à l'instar de l'alliance scellée au niveau international pour lutter contre le terrorisme. Cela impliquera que nous augmentions l'accès au marché des pays en développement et surtout que nous les aidions à tirer pleinement profit de cet accès », a-t-il expliqué.

Poul Nielson, Commissaire européen au développement, a qualifié d' « excellentes » les conclusions adoptées à ce sujet, et assuré la poursuite des efforts « pour garantir la cohérence entre la politique commerciale et la politique de développement de l'Union, qui portent sur des aspects différents mais se complètent ».

Evoquant la communication de la Commission sur le déliement de l'aide, adoptée la veille au soir par le collège des Commissaires, Poul Nielson a précisé que le Conseil n'en avait pas débattu, mais que la Commission en discuterait avec les Etats membres dans les semaines et les mois à venir. Le Royaume-Uni est la seule délégation à s'être exprimée, par la voix de Clare Short, pour demander un calendrier de mise en œuvre. « Le débat sur le déliement de l'aide a été de longue date au centre des discussions sur la politique de développement. De l'avis général, le déliement de l'aide est reconnu comme un facteur important d'amélioration de l'efficacité et de la cohérence de la politique de développement en faveur des plus pauvres. L'aide de la Communauté est déliée dans une très large mesure depuis plus de vingt-cinq ans » (NDLR: les appels d'offres lancés par un Etat membre pour la réalisation de projets de développement financés par l'UE dans un pays ACP sont ouverts aux entreprises de tous les Etats membres et ne sont assortis d'aucune obligation, pour le pays récipiendaire, d'acheter les biens et les services au pays donateur). « Cette communication marque un pas important », a dit M. Nielson, « car nous proposons aux Etats membres d'aller plus loin que les recommandations de l'OCDE qui mettent surtout l'accent sur le déliement de l'aide aux pays les moins avancés, l'effort requis ne portant que sur 2% du volume total de l'aide ». La Commission « a toujours insisté pour que l'on se place dans une perspective plus large, et la question était de déterminer comment finaliser notre approche après le Conseil européen de Barcelone », a rappelé le Commissaire, en constatant: « notre approche est maintenant arrêtée, nous proposons le déliement total de l'aide de l'Union pour tous les pays en développement et tous les donateurs (avec l'accord du pays récipiendaire et à condition qu'il y ait clause de réciprocité entre les donateurs), y compris l'aide alimentaire et le transport de l'aide alimentaire, actuellement exclus du processus de déliement de l'aide. Cela favorisera l'intégration régionale, le développement des capacités locales, et permettra de réduire les coûts ».

Evoquant l'échange de vues du Conseil sur la crise du marché mondial du café, sous l'effet conjugué de la surproduction et de l'effondrement du cours de ce produit de base, Poul Nielson s'est contenté d'un constat de quasi-impuissance, qui ne fait nullement cas de la demande de l'Organisation internationale du café en faveur d'une intervention sur le marché mondial pour augmenter la qualité du café et réguler l'offre. « Nous sommes tous conscients de l'extrême gravité de la situation. La Commission va se pencher sur une série d'idées qui ont été lancées, mais il ne faut attendre aucune solution rapide et miraculeuse. La plupart des pays donateurs ont, à maintes reprises, insisté pour que les pays producteurs diversifient leur production. Malheureusement, ces derniers continuent à ne faire que du café. Il faut une véritable œuvre de diversification dans ces pays, et l'ouverture de nos frontières », a déclaré M. Nielson.

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