Bruxelles, 20/11/2002 (Agence Europe) - Le Conseil Relations extérieures de mardi a consacré une partie de ses travaux à l'examen de la situation dans certains pays africains en crise, qu'il s'agisse d'une crise humanitaire sans précédent, comme en Afrique australe, ou d'une crise politique comme en Côte d'Ivoire et en République centrafricaine. Voici les résultats des travaux:
Crise humanitaire en Afrique australe: le Conseil a eu un échange de vues sur la crise qui frappe en particulier six pays - Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Zambie et Zimbabwe - et exprimé sa profonde préoccupation face à la gravité de la situation. Les conclusions adoptées soulignent que la réponse à court terme apportée par l'Union (326 millions d'euros d'aide humanitaire et alimentaire alloués par la Commission et les Etats membres) doit, pour être durable, être complétée par une stratégie à moyen et long terme établissant un lien entre aide d'urgence, réhabilitation et développement. Le Conseil invite la Commission et les Etats membres à examiner les possibilités d'augmenter davantage leurs contributions en réponse aux appels des Nations Unies. La Commission est invitée à procéder à une évaluation plus détaillée des besoins en vue de la soumettre au Conseil lors de sa session de décembre.
Le Conseil a également été informé par le ministre portugais des résultats de la cinquième réunion ministérielle UE/SADC (Southern African Development Community) qui s'est tenue à Maputo, au Mozambique (voir EUROPE du 7 novembre, p.12 ) et a décidé de revenir sur la question lors de sa prochaine session, dans la perspective du prochain sommet UE/Afrique qui aura lieu au printemps 2003.
Côte d'Ivoire et République Centrafricaine: le Conseil a été informé par la délégation française des mesures de gestion de la crise, notamment grâce à de possibles contributions à l'établissement de forces régionales (ECOWAS en Côte d'Ivoire et CEMAC en République Centrafricaine).