Bruxelles, 21/10/2002 (Agence Europe) - Dans une tribune publiée par le journal Le Monde daté du 22 octobre, le président de la République portugaise Jorge Sampaio estime à son tour qu'il est nécessaire de modifier le pacte de stabilité et de croissance. "Je me demande si le moment n'est pas venu d'envisager la possibilité d'un nouveau pacte", écrit-il dans le quotidien français, soulignant que "certains économistes soutiennent qu'une voie de réforme possible consisterait à considérer un solde budgétaire excluant les dépenses d'investissement public, un solde courant nul à moyen terme, ce qui permettrait de mener à bien des politiques d'investissement public plus adaptées aux réalités de chaque Etat". M. Sampaio reconnaît que l'exercice pourrait s'avérer difficile, dans la mesure où la promotion d'une plus grande flexibilité devrait tenir compte de "l'engagement commun, absolument indispensable, de la discipline budgétaire". Il ajoute que, face aux difficultés économiques "découlant d'un modèle inadéquat de discipline budgétaire, conçu pendant et pour une période d'expansion économique", l'UE pourrait s'inspirer de la politique menée par les Etats-Unis après le 11 septembre 2001: "Ils (les Etats-Unis) ont su, avec un pragmatisme salutaire, adopter des politiques macroéconomiques consistantes et n'ont pas hésité à subordonner les grands équilibres, comme l'équilibre budgétaire ou de la balance des transactions courantes, à des objectifs jugés supérieurs: la croissance économique et l'emploi". Se plaçant sur le terrain politique, le président portugais considère en outre qu'il s'agirait (...) « d'éviter que le pacte devienne un facteur d'antagonisme entre les autorités nationales et les instances communautaires et ne remette en question les bases de la légitimité de la construction européenne et du fonctionnement de nos régimes démocratiques ».