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Bulletin Quotidien Europe N° 8307
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/chantiers navals/coree

échec des négociations de la dernière chance

Bruxelles, 27/09/2002 (Agence Europe) - Malgré de « très longues négociations », qui se sont intensifiées cette semaine à Bruxelles, les pourparlers de la « dernière chance » entre l'Union et la Corée du Sud ont échoué, a annoncé vendredi la Commission, à l'avant-veille de l'échéance du 30 septembre à laquelle les Quinze doivent décider de lancer un arbitrage multilatéral et de déclencher le mécanisme de soutien temporaire et ciblé à l'industrie européenne (voir EUROPE des 19 septembre et 22 août).

« Les négociations ont échoué. Les Coréens nous ont informés ce matin qu'ils n'étaient pas prêts à accepter l'une ou l'autre des propositions sur la table », en « insistant sur les réticences de leur industrie à l'égard de ce type d'accord », a indiqué la porte-parole du Commissaire Pascal Lamy à l'issue d'une ultime négociation, qui s'est prolongée sur trois jours, de mardi à vendredi, au lieu des deux initialement prévus. L'« approche constructive suivie par l'équipe communautaire » menée par le Directeur général au Commerce Mogens Peter Carl s'est heurtée à « l'inflexibilité manifestée» par la délégation coréenne conduite par le vice-ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie, Kim Chil-du, fait-on valoir en substance.

«Nous devons aller au Conseil lundi pour l'informer de cet échec, et l'étape suivante sera l'OMC. Voilà l'objet du rapport que le Commissaire Lamy va faire aux Conseils Affaires générales et compétitivité », a ajouté le porte-parole. La Commission se donnera ensuite quelques jours pour publier la décision qu'elle prendra à la lumière du débat au Conseil, puis dix jours pour attendre d'éventuels commentaires, et c'est à la fin du mois d'octobre qu'elle demandera à l'Organisation mondiale du commerciale d'ouvrir la phase consultative - incontournable préalable - de la procédure de règlement des différends (requête qui pourra être rejetée une fois mais pas deux, si les Coréens s'y opposent). L'Union déploiera au même moment le second volet de sa stratégie destinée à contrer les subventions coréennes, en déclenchant le mécanisme de soutien interne auquel les Quinze ont finalement donné leur aval en juillet (à la majorité), après être longtemps restés divisés en deux sur l'opportunité de telles aides.

Selon la Commission, l'échec de toute tentative de règlement amiable avec Séoul est dû, non pas à des questions de détails sur un certain type de navires, mais à une « différence fondamentale en ce sens que les Européens pensent que le prix doit refléter les coûts de production, alors que pour les Coréens, le prix dépend des forces du marché dont ils sont les leaders ». « On ne peut pas vendre des navires en deçà de leur coût », sans infliger des dommages à la concurrence, insiste-t-on à Bruxelles, en arguant que « les forces du marché » auxquelles font référence les Coréens « s'inspirent de leurs comportements qui reposent sur le dumping ». Malgré tout, les Européens ne leur ont « pas proposé d'augmenter leur prix d'un seul coup et très fortement », se défend-on, sans pour autant chiffrer le pourcentage avancé. Les « solutions économiques » qui ont été proposées aux Coréens « tiennent compte de leur situation et intègrent la réalité du marché, des pratiques commerciales, pour tenter de trouver un équilibre que les Coréens ont refusé », a précisé la porte-parole.

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