Bruxelles, 25/09/2002 (Agence Europe) - Le gouvernement allemand a revu à la hausse son estimation de déficit public pour cette année à 2,9% du PIB, contre une précédente estimation de 2,5%, tout en réaffirmant sa volonté de parvenir à l'équilibre de ses finances publiques en 2004, a annoncé mercredi un porte-parole du ministère des Finances. Le porte-parole du ministère allemand des Finances a aussi rappelé que l'engagement de parvenir à l'équilibre des comptes publics en 2004 est subordonné à une croissance de 2,5% en 2003 et 2004. « Si nous ne parvenons pas à atteindre cette croissance, alors il apparaît logique que nos buts (en matière de réduction des déficits) ne seront pas atteints », a-t-il reconnu. En raison de la faiblesse de la croissance allemande, de nombreux experts avaient déjà estimé que le déficit public de la première économie de la zone euro serait plus élevé cette année que les 2,5% prévus jusqu'à présent. Certains vont même jusqu'à avancer le chiffre de 3,7% cette année tant la reprise allemande tellement attendue tarde à venir. La Banque centrale allemande a jugé cette semaine qu'il y avait un « risque accru » de voir l'Allemagne dépasser cette année la limite de déficit de 3% du PIB, ce qui lui vaudrait une remontrance formelle (pour déficit excessif) de la Commission après y avoir échappé de justesse en début d'année, à une procédure d'alerte préventive. Le Commissaire Pedro Solbes a d'ailleurs écrit dans sa note discutée hier lors de la réunion de la Commission que le déficit « pourrait dépasser » le seuil des 3% cette année.
De son côté, la France a confirmé que son déficit public pourrait atteindre 2,6% en 2002, donc comme en 2001. Le déficit public de l'Italie devrait avoisiner les 2% du PIB en 2002, alors que ce pays avait communiqué initialement à la Commission une estimation de 1,3%: le gouvernement a déjà dit qu'il envisageait d'équilibrer ses comptes publics entre 2004 et 2005. Pour l'autre pays en situation difficile, à savoir le Portugal, la Commission a déclenché mardi la première étape d'une procédure pour déficits excessifs portant sur l'année 2001 (voir EUROPE d'hier, p. 7). Malgré les 4,1% de déficit en 2001, le Portugal espère toujours ramener ce chiffre à moins de 3% cette année.