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Bulletin Quotidien Europe N° 8291
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/concurrence

Feu vert au rapprochement des activités françaises de Ernst & Young et Andersen

Bruxelles, 05/09/2002 (Agence Europe) - Après avoir autorisé, quelques jours auparavant, un rapprochement entre les activités allemandes des sociétés d'audit Ernst & Young et Andersen, la Commission européenne vient de faire de même en ce qui concernent les bureaux français des deux partenaires. La concentration porte plus particulièrement sur le regroupement des activités françaises d'Ernst & Young avec celles d'Andersen dans l'audit et la comptabilité, le conseil fiscal et juridique et les services financiers pour les entreprises. L'opération n'englobe toutefois pas la branche « conseil » d'Andersen France. Comme pour les marchés allemand et britannique, les services d'audit et de comptabilité destinés aux grandes entreprises sont essentiellement fournis, en France, par les « Big Five » du secteur, à savoir, outre Ernst & Young et Andersen, PWC, KPMG et Deloitte & Touche Tohmatsu. Même si l'opération donnera naissance au plus gros cabinet d'audit et de comptabilité français sur le marché des grandes sociétés cotées en bourse, la Commission estime qu'elle ne créera pas de position dominante individuelle étant donné, d'une part, que les parties souffriront de la perte de gros clients en raison des déboires essuyés par Andersen Worldwide suite à la faillite d'Enron et, d'autre part, que la réglementation française exige que les comptes d'une société fassent l'objet de deux audits indépendants. Ce double phénomène réduira, selon la Commission, l'écart qui risque de se creuser entre la nouvelle entité et les autres grands cabinets. En ce qui concerne la menace de création d'une position dominante collective, puisque l'opération ramène le nombre de grandes sociétés d'audit de cinq à quatre, l'Exécutif européen estime que même si Andersen France avait continué à faire cavalier seul, il n'aurait pas pu maintenir une qualité de services d'audit et de comptabilité pour les gros clients qui requièrent un niveau élevé de compétence internationale et une réputation que seuls les quatre « grands » restants peuvent offrir. Par conséquent, une réduction des « Big Five » à quatre sociétés était inévitable et se serait produite aussi bien dans l'hypothèse d'un rachat d'Andersen France que dans celle de sa désintégration pure et simple. Après celles déjà rendues en ce qui concerne les marchés britannique et allemand, cette troisième décision conclut les enquêtes menées par la Commission sur le rachat des entités nationales d'Andersen dans l'UE (voir EUROPE du 28 août, p.7 et du 3 juillet, p. 12). Les autres opérations dans l'UE relatives à des sociétés nationales d'Andersen ont déjà été autorisées ou sont examinées par des autorités nationales de la concurrence.

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