Bruxelles, 29/08/2002 (Agence Europe) - A Johannesburg où elle fait son possible pour que le deuxième sommet du développement durable débouche sur une déclaration politique forte et des objectifs précis assortis d'un échéancier, l'Union se fait aussi l'avocat de partenariats entre gouvernements, entreprises et société civile pour traduire ces objectifs en réalisations concrètes. Convaincue que de tels partenariats constituent un instrument utile pour promouvoir le développement durable, elle présentera la semaine prochaine plusieurs initiatives dans le domaine de l'eau et de l'énergie pour contribuer à réduire de moitié la pauvreté dans le monde à l'horizon 2015. S'ils sont indispensables, ces partenariats pour l'action ne sont toutefois pas suffisants pour assurer la réussite du sommet. L'Union l'a précisé à Johannesburg.
Christian Schmidt, ministre danois de l'Environnement qui préside le Conseil de l'UE, a déclaré: "Il faut que tous les gouvernements s'engagent fermement à mettre en oeuvre les décisions du Sommet par des actions concrètes. Pour promouvoir le développement durable, l'action est nécessaire à tous les niveaux - local, national, régional et international. Il est évident que ces partenariats peuvent fournir cette action. Mais en aucun cas, ils ne doivent servir d'alibi à l'absence d'engagements gouvernementaux. Les partenariats doivent compléter les engagements politiques des gouvernements, non s'y substituer. Evoquant les critiques de certaines ONG à l'égard des partenariats, M. Schmidt a estimé important que "tous les acteurs participent à leur suivi," et a précisé que l'UE souhaite "un mécanisme de suivi solide et crédible qui informe sur la manière dont les partenariats contribuent collectivement à livrer les fruits de Johannesburg". Poul Nielson, Commissaire européen à la politique de développement, a ajouté que l'initiative de l'UE intitulée "l'eau pour la vie" fournira une plate-forme pour des partenariats stratégiques entre l'UE et certaines régions dans les pays en développement dans le but de "fournir des solutions à long terme aux problèmes de gestion de l'eau dans ces pays". L'UE, qui est déjà le premier donateur dans le domaine de l'eau, avec un financement annuel de quelque 1,4 milliard d'euros, est prête à augmenter ce montant dans les années à venir. L'initiative dans le domaine de l'énergie aura pour but d'améliorer l'accès des populations dans les pays pauvres à l'énergie renouvelable à un prix raisonnable, a-t-il ajouté.