Bruxelles, 19/06/2002 (Agence Europe) - Le président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, Elmar Brok (PPE), a plaidé une fois de plus pour que les travaux de la Convention sur l'avenir de l'Europe se poursuivent en ayant sur la table un projet de texte constitutionnel qui permettrait aux conventionnels de mieux orienter leurs discussions et d'aboutir à un résultat tangible et concret. Dans ce contexte, M.Brok s'est dit "très préoccupé" du fait que, sur proposition du président Giscard d'Estaing, la prochaine session plénière de la Convention (24/25 juin) devrait décider la mise en place de sept groupes de travail additionnels sur les thèmes suivants: espace de justice et de libertés, actions extérieures, politique de défense, politique de développement, simplification des instruments et des législations, dimension régionale et sub-régionale de la politique européenne. Une telle inflation de groupes de travail (au total, il y en aura alors 13) risque fortement de dévier le débat "dans toutes les directions possibles" et d'en réduire sérieusement l'efficacité, a dit M.Brok mercredi devant un petit groupe de journalistes. Le résultat pourrait être une situation de "management by chaos", a-t-il estimé. Cette évolution démontre d'autant plus la nécessité pour la Convention de disposer, le plus rapidement possible ("en tout cas avant la fin de cette année"), d'un projet de texte constitutionnel sur base duquel le débat pourra se poursuivre. "C'est la tâche du présidium de proposer un projet de texte. Si le présidium s'avère incapable de le faire d'ici septembre prochain, ce seront d'autres qui s'en chargeront", a dit M. Brok.