Strasbourg, 14/05/2002 (Agence Europe) - Les experts connaissent bien Lucas Papademos (gouverneur de la Banque centrale de Grèce désigné comme vice-président de la Banque centrale européenne à la place de Christian Noyer), mais les citoyens aussi doivent avoir confiance en lui: or, l'audition de la commission économique et monétaire du Parlement européen a confirmé son intégrité personnelle, sa compétence et sa disponibilité à plus de transparence. C'est ce qu'a déclaré en plénière la sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath, présidente de la commission économique et monétaire qui recommande à l'unanimité au Parlement européen d'approuver ce choix - ce que le Parlement a fait mardi matin, par 425 oui, 24 non et 67 abstentions. (Pour l'audition de Lucas Papademos, voir EUROPE des 22/23 avril, p.7, et du 24 avril, p.13). La transparence de la BCE n'est pas seulement dans l'intérêt des citoyens, mais aussi dans celui de la Banque elle-même, a souligné Mme Randzio-Plath, en estimant qu'une véritable "révolution culturelle" est en cours dans ce domaine. Selon elle, la BCE pourrait s'inspirer de la récente décision de la Federal Reserve américaine de publier, le jour même, les résultats de ses votes, en indiquant qui a voté comment. Othmar Karas (ÖVP, autrichien), seul intervenu, a salué l'engagement de Lucas Papademos à l'égard de la transparence et de l'indépendance de la BCE et ses affirmations selon lesquelles il n'y a pas de contradiction entre la stabilité des prix et la croissance.