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Bulletin Quotidien Europe N° 8211
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mexique

Le Conseil conjoint a décidé de supprimer le 20 mai des droits de douane dans les secteurs automobile et pharmaceutique

Bruxelles, 14/05/2002 (Agence Europe) - Le Conseil conjoint UE/Mexique a adopté lundi à Bruxelles la décision d'accélérer la libéralisation dans le secteur automobile et pharmaceutique. Comme nous l'avons indiqué (EUROPE du 9 mai, p. 8), par cette décision seront supprimés dès le 20 mai les droits de douane mexicains sur une série de produits pharmaceutiques et chimiques et sur les pièces automobiles, et les droits de douane européens sur l'automobile, les bicyclettes, certains équipements mécaniques. Les produits concernés représentent une valeur globale de 1,7 milliard d'euros, rappellent les deux parties dans un communiqué. Le Conseil conjoint n'a pu prendre en revanche de décision concernant l'assistance mutuelle dans le domaine douanier, le Mexique devant auparavant régler des problèmes institutionnels.

A l'occasion de cette deuxième réunion du Conseil ministériel conjoint depuis l'entrée en vigueur de l'accord d'association et de libre-échange, les deux parties ont constaté que les échanges commerciaux ont augmenté de près de 30% en un an et demi. "Les exportations mexicaines vers l'UE ont augmenté de 44 % et les exportations européennes au Mexique de 23%", souligne le communiqué conjoint. "L'accord a également stimulé la croissance des investissements", précise-t-il, en indiquant que "plus de 5.000 entreprises de capital européen sont installées au Mexique, représentant 23% de l'investissement étranger dans le pays". Les deux parties n'ont pas évoqué directement l'ouverture de nouvelles négociations sur les sujets laissés en suspens par l'accord, comme les services et certains produits agricoles (laitiers, bovins, céréaliers). "C'est un sujet important. Ces négociations commenceront quand l'UE sera prête", a remarqué le ministre mexicain de l'Economie, Luis Ernesto Derbez, devant quelques journalistes. Les deux parties ont rapidement évoqué les problèmes commerciaux bilatéraux: l'écotaxe belge, que le Mexique juge discriminatoire pour ses exportations de bière, les obstacles aux exportations de thon du Mexique et, du côté européen, l'interprétation faite par le Mexique de la clause de "stand-still" pour certains produits laitiers.

Dans le domaine de la coopération, les deux parties ont salué la conclusion de la convention de financement qui précise des détails pratiques, comme le statut des coopérants mettant en œuvre les projets européens ou le traitement fiscal de l'aide communautaire au Mexique. Elles ont par ailleurs confirmé leur volonté de progresser pour l'adoption d'accords sectoriels de coopération. La Commission européenne a déjà présenté un mandat pour un accord dans le domaine scientifique et technique qui permettra au Mexique de participer au 6ème programme cadre. L'objectif est de conclure un accord avant la fin de l'année. Le Mexique a présenté des propositions pour un accord dans le domaine de l'environnement ainsi que dans le domaine de l'éducation, qui doivent encore faire l'objet d'échange d'informations. Le Commissaire aux relations extérieures, Chris Patten, a souligné durant le Conseil conjoint qu'il faudra vérifier la complémentarité d'un accord dans le domaine de l'éducation avec le programme universitaire "Alfa" et le nouveau programme "Alba" de bourses d'études. La Commission a annoncé par ailleurs qu'elle compte allouer 2,5 millions d'euros pour un programme de coopération avec le Mexique dans le domaine des droits de l'homme, qui concernera notamment la mise en œuvre législative des normes internationales en matière de droit de l'homme et le renforcement d'un forum de dialogue entre les autorités publiques et la "société civile". Un deuxième forum de dialogue de "la société civile" devrait se tenir sans doute à Bruxelles en octobre.

La première réunion du "Business Forum" UE/Mexique, qui devait se tenir ce mardi à Bruxelles, a en revanche été annulée, faute de combattants. Elle devrait se tenir en février ou mars 2003 au Mexique. Ce report devrait permettre de rassembler davantage de chefs d'entreprises que pour cette session organisée dans l'urgence à Bruxelles. Géré par des secrétariats à Bruxelles et Mexico, le Business Forum sera co-présidé par Renault, côté européen, et Vitro du côté mexicain.

Sur le plan politique, les ministres mexicains des Affaires étrangères, Jorge Castañeda, et de l'Economie, Luis Ernesto Derbez, les Commissaires Pascal Lamy et Chris Patten, et le Haut représentant pour la PESC, Javier Solana, ont évoqué la situation en Colombie, à Cuba, au Venezuela et au Pérou. Le Mexique a regretté de n'avoir pas encore ratifié la convention pour la création du Tribunal International qui entrera en vigueur le 1er juillet (le gouvernement a présenté au parlement mexicain des propositions législatives qui devraient être examinées avant la fin de l'année). Le Mexique a sollicité l'engagement de l'UE dans la mise en œuvre du Plan régional "Puebla-Panama", qui vise à développer les infrastructures et favoriser le développement dans les pays centraméricains et le sud du Mexique, incluant notamment le Chiapas. Le ministre mexicain de l'Economie a annoncé par ailleurs que la prochaine réunion ministérielle de l'OMC se tiendra du 10 au 14 septembre 2003 à Cancun, au Mexique.

La prochaine réunion du Conseil ministériel conjoint se tiendra durant le premier trimestre de 2003. Entre-temps, la commission mixte fera le point sur les questions commerciales, début octobre à Mexico.

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