Bruxelles, 14/05/2002 (Agence Europe) - Les ministres de la Défense de l'UE, des pays candidats à l'adhésion de l'UE, de la Norvège et de l'Islande ont fait le point mardi à Bruxelles sur les conclusions du Conseil Affaires générales de lundi auquel avaient participé, pour la première fois, les ministres de la Défense de l'UE. Federico Trillo, le ministre espagnol de la Défense, a souligné "la participation intense de ces pays" dont la plupart ont exprimé leur volonté de participer aux missions de l'UE, notamment en Bosnie et en Macédoine.
La rencontre a eu lieu en deux temps. Une première réunion de tous les ministres (15 + 15) a permis à la Présidence espagnole de donner des informations sur la réunion informelle des directeurs nationaux d'armements du 29 avril dernier et sur les préparatifs du premier exercice militaire de l'UE qui se déroulera du 22 au 28 mai. Une consultation sur l'exercice militaire avec les quinze pays non-membres de l'UE est prévue le 23 mai, et des contacts permanents entre les états-majors auront lieu durant tout l'exercice. L'UE s'est aussi engagée à leur communiquer des informations sur le Plan d'action des capacités européennes et sur les travaux des panels qui examinent les lacunes militaires européennes (voir EUROPE d'hier, p.6), mais "nous devons encore réfléchir sur la manière de les informer sur ce point", a précisé Federico Trillo.
La deuxième réunion, entre les ministres de la Défense de l'UE et des six pays membres de l'OTAN non membres de l'UE (Turquie, Norvège, Islande, Pologne, Hongrie, République tchèque: 15 + 6), a essentiellement porté sur la coopération entre l'UE et l'OTAN. Federico Trillo a souligné que "tous étaient unanimes sur la nécessité d'aboutir rapidement à un accord stable entre l'UE et l'OTAN" (encore bloqué par la Grèce). Interrogé sur l'éventuelle mission de l'UE en Macédoine, il a rappelé que celle-ci était toujours soumise à l'accord du gouvernement macédonien et à un accord UE/OTAN. Estimant que "le bilan de la PESD en deux ans est spectaculaire", le ministre a toutefois reconnu que "le problème d'une entente complète entre l'UE et l'OTAN retarde un peu tout". De son côté, Sabahattion Cakmakoglu, le ministre turc de la Défense, a estimé que "la Turquie a fait ce qu'elle devait concernant la défense européenne. Maintenant, on attend la fin du problème avec la Grèce mais il faut se dépêcher".