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Bulletin Quotidien Europe N° 8202
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/convention/verts

Johannes Voggenhuber s'inquiète de la tournure prise par les débats en plénière et craint une offensive contre la Commission européenne

Bruxelles, 29/04/2002 (Agence Europe) - Le vert autrichien Johannes Voggenhuber, membre de la Convention européenne, a confirmé à EUROPE le malaise qu'il avait déjà exprimé lors de la dernière réunion de la Convention (voir EUROPE du 17 avril, p.7) à propos de la manière de laquelle ont été « structurés » jusqu'ici les débats de la plénière, ainsi que du caractère « clandestin » du travail du Présidium. Selon lui, le débat aurait été autrement utile si on avait prévu le déroulement suivant: - premier grand « corps de thèmes », la démocratie européenne ; - deuxième, la « capacité de fonctionner » des institutions: - troisième, « l'approfondissement de l'intégration ».

Dans les débats en plénière, nous avons beaucoup entendu parler de « identité nationale », et pas tellement de « démocratie européenne », regrette M.Voggenhuber, alors que, selon lui, cela n'a pas de sens que de discuter de la répartition des compétences aux différents niveaux dans l'UE sans avoir mené d'abord un débat sur la démocratie et la « légitimité » en Europe. En effet, je serais disposé à céder des compétences nationales au niveau européen si je sais d'abord que cette démocratie et cette légitimité sont assurées à travers les institutions, souligne le parlementaire, en citant l'exemple des politiques relevant de la justice et des affaires intérieures. Quant au Présidium, M. Voggenhuber insiste sur une plus grande publicité sur ses travaux, notamment par le biais des procès-verbaux: son travail continue d'être très "mystérieux", regrette-t-il.

M. Voggenhuber se préoccupe aussi de l'intention qu'aurait le Président Valéry Giscard d'Estaing de présenter des textes de la Convention« seulement en janvier » prochain: on risque ainsi de devoir se prononcer « sous une considérable pression », alors que ce serait « fatal » si la Convention était placée par le Présidium devant « un ultimatum: échouer ou accepter des textes tout préparés », dit-il. Selon lui, par ailleurs, VGE tend, dans les synthèses qu'il fait des plénières (lors de ses conférences de presse), à privilégier seulement certains aspects, comme la PESC/PESD, et à occulter l'importance des interventions des thèmes comme, par exemple, sur la question démocratique ou la dimension sociale.

Autre raison d'inquiétude: les propos tenus par VGE sur la Commission européenne devant la Commission constitutionnelle du Parlement européen (notamment la petite phrase selon laquelle, dans une Union élargie, "la Commission ne pourra plus voter": voir EUROPE du 28 mars, p. 4 à 6, et « Au-delà de l'information » du 24 avril). Le rôle de la Commission européenne n'a pas encore été traité par la Convention, et son président, à cette occasion comme dans d'autres, a "forcé" la critique à l'égard de la Commission, "sans aucun mandat", déplore M.Voggenhuber, qui craint que se prépare une "offensive" contre la Commission, qui ne serait pas vue comme une institution "supranationale", et que la "vision du pouvoir politique" de VGE aille dans le sens d'une "renationalisation des institutions".

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