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Bulletin Quotidien Europe N° 8202
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/republique tcheque

Les décrets Benes ne devront pas entraver les négociations d'adhésion en 2002, selon la CPM

Bruxelles, 29/04/2002 (Agence Europe) - Les décrets Benes ne devront pas entraver les négociations d'adhésion avec la République tchèque, malgré les divergences sur ce sujet délicat, ont affirmé la semaine dernière les membres de la Commission parlementaire mixte (CPM) UE/République tchèque. "Nous sommes unanimement d'accord pour dire que cette question, même si elle fait l'objet de divergences, ne devrait pas créer un obstacle à la conclusion des négociations d'adhésion au courant de l'année 2002", dans les conclusions approuvées lors d'une réunion à Prague. Pour Ursula Stenzel (PPE, Autriche), coprésidente de la CPM, cette déclaration (tout en étant utile et importante) constitue seulement le "plus petit dénominateur commun" qui ait pu être trouvé au cours d'un débat très agité. Pour elle, la question de savoir quel impact les décrets Benes pourraient avoir sur le processus d'adhésion de la République tchèque reste "ouverte".

Entre-temps, le Président du groupe PPE-DE au Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a réfuté les critiques de Vladimir Spidla, leader social-démocrate et vice-Premier ministre tchèque, qui aurait reproché à son groupe de "mettre en question la législation de dénazification dans la République tchèque d'après-guerre". Il ne s'agit nullement de mettre en cause l'ordre d'après-guerre en République tchèque, mais de veiller à ce qu'il y ait pas de discrimination juridique entre les citoyens européens, a dit M. Pöttering. Selon lui, le débat actuel sur l'impact des décrets Benes sur la législation tchèque actuelle intéresse non seulement des députés européens autrichiens et allemands, mais aussi ceux d'autres pays qui sont sensibles à ce problème, "parce que l'Union européenne est une communauté de valeurs".

La Commission parlementaire mixte a aussi lancé un appel aux Quinze pour qu'ils accordent à la République tchèque et à la Hongrie 22 sièges au Parlement européen (au lieu des 20 décidés à Nice), les traitant comme d'autres pays avec une population identique ou similaire, tels que la Belgique, la Grèce et le Portugal, qui ont 22 sièges chacun.

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