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Bulletin Quotidien Europe N° 8202
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/agriculture

Le PPE-DE insiste sur le maintien de la préférence communautaire et de la solidarité financière

Bruxelles, 29/04/2002 (Agence Europe) - Le groupe du PPE-DE du Parlement européen a présenté à la presse, jeudi dernier, ses « lignes directrices » sur l'avenir de la Politique agricole commune (Pac), en insistant sur le maintien des trois éléments fondamentaux de ce secteur (unité de marché, préférence communautaire et solidarité financière), « indépendamment de la nécessité d'instaurer un marché économiquement viable et une politique des prix plus compétitive ». Tout en se montrant favorable au renforcement des programmes de développement rural (dite du « second pilier »), le PPE-DE estime que cette évolution ne doit pas se faire au détriment de la politique des marchés et de la production (« premier pilier »).

Lutz Goepel (CDU) a expliqué qu'il aura fallu pas mois de 8 mois pour que le groupe parvienne à une position commune, en raison des différentes conceptions sur l'avenir du secteur. C'est pourquoi le document contient des idées assez générales qui peuvent être résumées ainsi: - demande de codécision du PE sur des éléments clés des organisations communes des marchés (Ocm) et de la politique de développement rural ; - réduction des distorsions de concurrence sur les marchés et plus grande utilisation des biocarburants ; - qualité et sécurité des denrées alimentaires ; - adoption d'une position « offensive » de l'UE lors du prochain cycle de négociations commerciales à l'OMC (pour « maintenir le modèle européen d'une agriculture multifonctionnelle ») ; - respect, dans le contexte de l'élargissement, des perspectives financières arrêtées à Berlin et versement progressif des aides directes aux prochains Etats membres. Le conservateur britannique Robert William Sturdy n'a pas caché qu'il aurait souhaité, par exemple, une position plus ambitieuse sur l'ouverture des marchés aux pays tiers, sur les négociations à l'OMC ou encore sur l'élargissement mais il s'est félicité du fait que le PPE-DE n'a jamais montré des tendances protectionnistes. Le Français Joseph Daul (RPR) a insisté notamment sur les défis des négociations à l'OMC, au moment où les Etats-Unis mettent en place une politique agricole allant dans le sens contraire de ce qu'ils exigent des Européens, et a insisté notamment sur le plafonnement des aides agricoles américaines à des niveaux considérables (275 000 dollars par exploitant, plus 50 000 dollars de plus, si besoin est).

Au sujet de la politique de développement rural (un thème qui sera discuté lors de la révision à mi-parcours de la Pac), le PPE-DE demande dans son document que les montants non utilisés dans les Ocm découlant d'un ajustement des aides directes soient utilisées en faveur de cette politique (dans le respect des revenus des agriculteurs). Mais ce texte passe sous silence les différents systèmes qui pourraient être utilisés (modulation, plafonnement, découplage, cofinancement des aides directes), en raison justement des différentes écoles en la matière. L'Espagnole Encarnación Redondo Jimenez (Partido Popular) a insisté sur les risques de dérive du recours à la modulation des aides, qui pourrait, selon elle, donner lieu à la « fragmentation des exploitations » surtout dans un pays comme l'Espagne. Elle a ajouté que la modulation ne doit pas devenir un instrument qu'utiliseraient certains Etats membres (« favorables au démantèlement de la Pac ») pour tenter de « renationaliser » les aides agricoles. M. Goepel a indiqué que si la Commission souhaitait rendre obligatoire le principe de modulation des aides, elle devait aussi imposer un taux de cofinancement obligatoire. M. Sturdy a rappelé la position très réticente de son pays concernant le cofinancement.

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