Bruxelles, 18/04/2002 (Agence Europe) - La socialiste belge Véronique De Keyser, parlementaire européenne, s'est rendue le 17 avril en Irak pour ce qu'elle considère "avant tout une mission de paix et d'observation de la vie quotidienne de la population irakienne et des multiples problèmes découlant de l'embargo et/ou du programme Pétrole/nourriture qui ont déjà fait plus d'un million et demi de victimes parmi la population civile". Mme De Keyser, en tant que "rapporteur-ombre" sur le rapport de la libérale démocrate britannique Baroness Nicholson of Winterbourne sur "la situation en Irak onze ans après la guerre du Golfe" (qui devrait être débattu en plénière au mois de mai), a déposé plusieurs amendements, soucieuse en particulier que le Parlement prenne une position plus nette contre toute possible intervention militaire américaine en Irak. Mme De Keyer relève ainsi un passage de la proposition de résolution de la Baroness Nicholson qui souligne la "nécessité d'un appui aux activités de l'opposition en dehors des frontières itakiennes": cet appel "vise clairement un soutien au Congrès National Irakien" basé à Londres, remarque-t-elle, en estimant qu'il implique aussi "un soutien à une option militaire calquée sur le scénario couronné de succès (militairement parlant) en Afghanistan". Or, Mme De Keyser s'oppose, et elle l'a dit à la presse avant son départ, à la "guerre de propagande" dans laquelle semble se lancer l'Administration américaine, en essayant d'obtenir la caution européenne à sa vision d'un "axe du mal". Le sens de mon voyage, a-t-elle dit, est d'essayer la voie du dialogue, évidemment difficile, avec la société civile irakienne, au lieu d'encourager l'opposition de l'étranger. Mme De Keyser doit rencontrer notamment le recteur de l'université de Bagdad, des intellectuels, des syndicalistes, des représentants d'organisations de femmes.