Washington/Bruxelles, 04/04/2002 (Agence Europe) - Malgré l'augmentation des droits de douane sur l'acier appliquée depuis le 20 mars dernier par les Etats-Unis, l'administration Bush n'hésite pas à s'en prendre à ses principaux partenaires commerciaux qu'elle accuse une nouvelle fois de protectionnisme dans la mouture 2002 de son rapport annuel au Congrès sur les barrières au commerce extérieur. Le rapport de 460 pages élaboré par le bureau du Représentant au commerce, Robert Zoellick, critique en particulier le Japon mais aussi l'Union européenne, le Brésil et la Chine. M. Zoellick estime que les nombreuses données qu'il contient permettront aux Etats-Unis de poursuivre la lutte pour une plus grande ouverture des marchés dans le monde. S'agissant de l'UE, les Etats-Unis envisagent toujours une plainte concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM). Ils doutent que la nouvelle réglementation autorisant les OGM soit effectivement appliquée dès cette année et estiment que les céréaliers américains ont perdu annuellement 200 millions de dollars depuis 1998 en raison du moratoire européen. Le rapport fustige en particulier le développement de certaines barrières non tarifaires et il cite notamment: - les restrictions à la concurrence étrangère sur le marché canadien du blé ; - la position dominante de la société de télécommunications mexicaine (Telmex) ; - l'embargo européen sur le boeuf américain aux hormones ; - les restrictions imposées par l'Afrique du Sud et l'Ukraine aux importations de volailles américaines ; - la quarantaine imposée par le Japon lors de l'importation de pommes américaines en lien avec une maladie bactérienne. L'administration américaine se dit résolue à attaquer le Japon devant l'OMC si les consultations ne permettent pas de régler cette question d'ici la fin du mois d'avril. Elle critique aussi certains aspects de la réglementation du marché japonais des télécommunications. Le rapport reproche encore au Brésil ses droits de douane élevés, en particulier pour les véhicules à moteur. La Chine est critiquée pour les restrictions qu'elle met à l'importation de produits agricoles mais aussi pour sa lutte insuffisante contre le piratage et la contrefaçon.