Londres, Bruxelles, 04/04/2002 (Agence Europe) - En dépit de la forte progression des cours du baril de brut enregistrée ces derniers jours, l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) n'entend pas augmenter sa production pour freiner l'escalade des prix. C'est en substance ce qu'a déclaré jeudi son Secrétaire général, Ali Rodriguez, sur les ondes radio de la BBC. M. Rodriguez justifie cette option par le fait que la hausse des prix est due à la spéculation engendrée par les "incertitudes politiques" et non à un manque de brut sur le marché. Selon lui, le rôle de l'Organisation est de "maintenir la stabilité des prix quand celle-ci dépend de l'équilibre entre l'offre et la demande, nous ne pouvons rien faire de plus". "Nous devons attendre de voir comment évolue la situation car si nous augmentions la production maintenant et que la situation revienne à la normale, les prix pourraient s'effondrer", a-t-il ajouté, en précisant que "nous ne pouvons pas augmenter la production quand la demande est aussi basse qu'à l'heure actuelle".
Ali Rodriguez s'est également entretenu avec la vice-présidente de la Commission européenne chargée de l'énergie, Loyola de Palacio. Il l'a assurée que le pétrole ne doit pas servir d'arme dans le conflit. Mme de Palacio espère que l'OPEP maintiendra sa politique actuelle, c'est-à-dire un baril oscillant entre 25 et 28 dollars, faute de quoi, il faudra, selon elle, prendre "des mesures pour obtenir des réductions de prix". Une récession, c'est-à-dire une baisse de la demande et une baisse des prix, n'est de l'intérêt de personne, a-t-elle indiqué en substance à la presse.