- Europe centrale: la revue Transnational Corporations, publication de la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), a étudié dans un récent numéro (Vol.10, n°3) l'impact des privatisations dans les économies en transition d'Europe centrale et de l'Est. Les études de cas portent sur la Hongrie (comparaison des investissements directs étrangers (IDE) dans les projets de privatisation et ceux pour la création d'entreprises), la Pologne (influence des IDE liés à la privatisation sur les résultats d'entreprises), la République tchèque (rôle et impact des opérations de fusions et acquisitions dans plusieurs pays d'Europe centrale et de l'Est et de la Communauté des Etats Indépendants). Contrairement à la théorie en vigueur selon laquelle les pays d'accueil préféreraient les IDE de création d'entreprises à ceux intervenant dans les opérations de fusions et acquisitions, l'analyse menée par la revue montre que ces deux modes d'entrée des investissements ne se substituent jamais l'un à l'autre, chacun jouant un rôle distinct dans le passage d'une économie centralement planifiée à une économie de marché. - Russie: malgré les tentatives du gouvernement russe d'instaurer un nouveau climat de confiance à leur égard, les investisseurs étrangers ont investi à peine 4 mrds de dollars d'investissements directs dans le pays l'an dernier. Au total, le stock d'IDE en Russie, depuis la chute du communisme, ne dépasse pas 35,6 mrds de dollars soit à peine 23,5 dollars par an et par habitant, un montant dérisoire comparativement à ceux drainés par les Hongrois (205 dollars) ou les Estoniens (102 dollars). Selon les données du Ministère de l'Economie russe, les Américains confirment leur leadership devant les Allemands puis Chypre (à partir de laquelle sont en fait rapatriés les capitaux russes cachés ou blanchis à l'étranger) et la France. - Pologne: les IDE ont reculé d'environ 30% en 2001 en Pologne, s'établissant entre 7 et 7,5 mrds de dollars, comparativement à 2000, a indiqué l'Agence gouvernementale aux investissements étrangers (PAIZ). Selon les analystes d'Economist Intelligence Unit (EUI), la tendance à la baisse se poursuivra cette année, où la Pologne ne risque d'attirer que 6,5 mrds de dollars d'investissements. Une reprise est attendue à partir de 2003.