login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8171
Sommaire Publication complète Par article 29 / 42
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sommet de barcelone

Les ONG de l'environnement déplorent que le développement durable soit passé à la trappe dans les préparatifs du Sommet

Bruxelles, 14/03/2002 (Agence Europe) - A la veille du Conseil européen de Barcelone, les ONG européennes de l'environnement disaient leur inquiétude et leur profonde déception que le développement durable soit passé à la trappe dans les préparatifs du Sommet. Pour obtenir que soit donnée à ce thème la place qui lui revient dans les travaux des chefs d'Etat et de gouvernement, le Bureau européen de l'environnement (BEE) souligne, dans un communiqué, l'importance de créer une coalition avec la Confédération des syndicats européens et la plate-forme des ONG sociales européennes. Leur contribution commune au Sommet, intitulée «Mettre l'économie au service du développement durable » a été présentée jeudi à Barcelone.

« C'est la crédibilité de la stratégie de développement durable de l'Union qui est en jeu. Il semble que la Commission ne souhaite pas jouer un rôle de chef de file dans le suivi de la stratégie. Nous exhortons donc la Présidence espagnole à faire en sorte que le Conseil européen encourage davantage le développement durable », explique Ralph Hallo, président du Bureau européen de l'environnement (BEE).

Le BEE déplore que le développement durable ne figure pas dans la liste des priorités contenue dans le rapport de synthèse préparé par la Commission pour évaluer la mise en œuvre du processus de Lisbonne, alors que « trop peu a été fait depuis le Conseil européen de Göteborg » où fut définie la stratégie communautaire de développement durable.

Comme le Parlement, il estime que les dimensions environnementale et sociale du développement durable doivent être pleinement intégrées dans la dimension économique, et prône la mise au point d'instruments d'évaluation et d'indicateurs pour les trois dimensions du développement durable. Il salue à cet égard la demande du Parlement portant sur l'élaboration d'une liste d'indicateurs structurels pour mesurer les progrès environnementaux et demande la mise au point d'indicateurs pour les produits chimiques, la biodiversité, la pêche, l'utilisation des matières premières et l'agriculture durable pour permettre l'évaluation de la stratégie dans le rapport de synthèse qui sera préparé pour le Conseil européen de 2003.

Le BEE soutient en particulier la demande du Parlement en faveur d'un renforcement de la mise en œuvre de la stratégie de Cardiff sur l'intégration de l'environnement dans les politiques sectorielles en tant qu'élément essentiel de la stratégie de développement durable.

La Présidence espagnole essuie les foudres du WWF

Dans un communiqué, c'est à la Présidence espagnole que s'en prend le WWF (World Wide Fund for Nature), l'accusant d'avoir rayé le développement durable de l'agenda du Sommet, « alors même que la Commission voulait en faire un point important et que le Sommet social discute ce mardi du document préparé par le Premier ministre suédois, Göran Persson » (voir EUROPE du 6 mars, p.13).

« Le message qu'adresse la Présidence espagnole semble être que sauvegarder les ressources naturelles du patrimoine mondial n'est plus une priorité. Sous la Présidence suédoise, les chefs d'Etat s'étaient entendus pour forger un partenariat global pour le développement durable à lancer au Sommet mondial de Johannesburg. Mais la Présidence espagnole veut rogner le débat sur les éléments essentiels de ce partenariat (..) et mettre un terme au processus de Cardiff visant l'intégration de l'environnement dans toutes les politiques sectorielles de l'Union, comme l'exige le Traité d'Amsterdam » déplore le WWF.

Rappelant qu'il y a un an, les leaders européens avaient reconnu que le développement durable appelait des solutions globales, Tony Long, directeur du WWF, accuse la Présidence espagnole de « vouloir faire oublier à l'Union ses responsabilités globales ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT