Bruxelles, 04/03/2002 (Agence Europe) - Le Parlement européen, en adoptant la semaine dernière, à Bruxelles, un rapport de la sociale-démocrate allemande Lissy Gröner sur la mise en oeuvre du programme Jeunesse, a constaté que ce programme a permis de financer en 2000 plus de 10 000 projets, et que le taux d'exécution a été de 98,6%. En même temps, il demande à la Commission de mieux lui rendre compte sur son exécution, et rappelle aux Etats membres qu'ils doivent soutenir eux-mêmes ce programme, et éviter de l'invoquer pour justifier des réductions de leurs propres dépenses destinées à la jeunesse.
Au cours du débat, la Commissaire Viviane Reding, qui a appelé Lissy Göner "la cheville ouvrière" de la politique européenne pour les jeunes, a affirmé que cette politique, "c'est loin d'être de la propagande. Quant à Mme Gröner, elle a souligné que la particularité du programme Jeunesse est d'être ouvert à "tous les jeunes", dans une catégorie d'âge - de 15 à 25 ans - tout à fait "déterminante pour la formation de la personnalité". Mme Reding a rappelé en particulier que 50% des projets "centralisés" sont destinés aux jeunes défavorisés, et qu'on essaiera d'élargir en leur faveur aussi les autres projets. En outre, le volet lutte contre le racisme et la xénophobie sera renforcé en 2002. "Et puis, les jeunes filles!", s'est-elle exclamée, en constatant que "nous sommes très proches de l'égalité" - avec environ 50% des filles bénéficiant du programme Jeunesse - sauf dans les pays tiers méditerranéens. J'en ai parlé avec les ministres de la Culture de pays du Maghreb et je leur ai dit combien j'y tenais, a-t-elle assuré, en notant qu'Euromed II "vient d'être lancé, avec 14 millions d'euros pour 2002-2004, ce qui représente une hausse de 40%".