Bruxelles, 01/02/2002 (Agence Europe) - Le Parlement européen évaluera, mardi prochain à Strasbourg, les progrès réalisés par la Banque européenne d'investissement au cours de l'année 2000, et devrait, sur la base du rapport du libéral suédois Olle Schmidt (qui sera discuté en présence du Président de la BEI Philippe Maystadt), souligner que cette institution financière a effectué d'importants changements dans sa politique au point de faire oublier les critiques qui ont été formulées par le passé au sujet des aspects environnementaux, de publicité et de transparence de ses activités.
Le rapport Schmidt, qui fait le bilan du rapport annuel 2000 de la BEI, félicite cette dernière pour la manière dont elle gère les opérations de prêt et l'encourage à poursuivre son action en vue d'équilibrer les besoins des régions et secteurs des Etats membres. L'accent mis par la BEI sur l'aide à apporter aux pays candidats pour qu'ils se préparent à l'adhésion ainsi que son engagement dans les pays méditerranéens et dans les Balkans sont vivement salués par le rapporteur. Ce dernier se félicite aussi de la facilité d'investissement de Cotonou destinée aux pays ACP ainsi que de l'orientation de cet instrument vers les initiatives du secteur privé. Par ailleurs, la BEI est appelée à renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux au niveau européen, dans les Etats membres et dans les pays candidats et à améliorer ses connaissances dans le domaine de l'emploi et du marché du travail afin de soutenir les objectifs de Lisbonne (faire de l'Europe, d'ici 2010, la zone la plus compétitive et la plus dynamique du monde et améliorer l'emploi et le cohésion sociale). M. Schmidt se félicite aussi de la nouvelle politique d'information ébauchée par la BEI (notamment la publication d'une liste de projets en cours d'élaboration) mais lui demande, par souci de transparence, de « limiter au strict minimum les exceptions fondées sur la confidentialité ». Dans ce contexte, il regrette que l'information présentée sur sa page d'accueil ne soit disponible que dans trois langues communautaires » et l'incite à fournir des données « dans un plus grand nombre de langues communautaires ».
Le rapport reconnaît que la BEI a fait des efforts pour augmenter les prêts en faveur de projets environnementaux (notamment les énergies renouvelables) et pour encourager le respect des objectifs de Kyoto en matière notamment de lutte contre les changements climatiques. M. Schmidt fait observer cependant que pour pouvoir accorder une importance accrue aux problèmes environnementaux, la BEI doit renforcer son expertise et sa capacité d'évaluation dans ce domaine. Il propose en outre que la BEI réalise une étude d'impact sur l'emploi et qu'elle se spécialise davantage sur les effets de ses activités sur l'emploi et le marché du travail. Enfin, le rapport se déclare favorable à une éventuelle augmentation du capital de la BEI et invite les gouvernements des Etats membres à revoir le coefficient imposé à la banque pour lui permettre de faire face à l'augmentation des demandes et de ses nouveaux mandats.