Bruxelles, 29/01/2002 (Agence Europe) - Dans un discours qu'il a prononcé mardi à Bruxelles, le ministre adjoint aux Affaires européennes Peter Hain, qui représentera le gouvernement britannique au sein de la Convention sur l'avenir de l'Europe, a présenté sa vision d'une réforme qu'il veut « radicale » mais « avec les pieds sur le sol des Etats nations et non la tête dans le ciel d'un super Etat ». « Le mandat donné à la Convention doit nous permettre de trouver une nouvelle façon de gérer les affaires européennes », constate M. Hain, pour qui « en dépit de leur succès considérable - un succès qui a confondu les eurosceptiques - les institutions de l'UE ont besoin d'un changement majeur » parce que les institutions sont encore trop éloignées des peuples. Et d'affirmer que le résultat du référendum irlandais et le slogan qui l'a emporté (« Si vous ne savez pas, votez non ») étaient des appels salutaires au changement. Tout en reconnaissant que la Convention devra examiner des questions comme l'élection du président de la Commission, l'extension de la majorité qualifiée ou l'accroissement des pouvoirs du Parlement européen, M. Hain insiste sur la nécessité de conserver aux Etats membres leur statut de socle de l'Union, car elle « est tout simplement trop grande pour rendre des comptes directement et exclusivement au travers des députés européens, même avec un président élu de la Commission ». M. Hain propose donc à la Convention de commencer par rédiger une « déclaration de principes » qui pourrait être l'article premier « d'une loi fondamentale ou d'un traité constitutionnel », et qui indiquerait clairement que « l'UE est d'abord une union d'Etat membres », que les institutions exercent leurs compétences dans le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité, que l'UE ne fait appel aux actes législatifs que lorsque les autres méthodes de coopération ne permettent pas d'atteindre l'objectif recherché et que l'UE agit lorsqu'il existe des implications transfrontalières.