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Bulletin Quotidien Europe N° 8130
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/droits de l'homme

Amnesty International reproche à la Présidence espagnole de sacrifier la défense des droits humains sur l'autel de la sécurité et exhorte le Parlement à redresser la barre

Bruxelles, 16/01/2002 (Agence Europe) - A la veille de l'intervention du Premier ministre espagnol José-Maria Aznar devant le Parlement européen, mercredi à Strasbourg, Amnesty International reproche à la Présidence espagnole du Conseil de n'avoir pas inscrit les droits de l'homme parmi les priorités de son mandat, et déplore l'absence totale de vision sur ce front. Dans un mémorandum intitulé « The Human Rights Agenda for the European Union in 2002 », Amnesty International rappelle que les événements du 11 septembre ont imprimé au débat sur l'avenir de l'Europe un nouvel élan, en mettant l'accent sur les droits humains et la démocratie, valeurs fondamentales qui fondent l'Union européenne, et s'étonne que les droits humains semblent avoir été placés à l'arrière-plan tandis que la sécurité domine l'agenda. « Plus que jamais, le besoin se fait sentir d'une vision globale de la manière dont les valeurs de l'Union devrait guider tant ses politiques internes que son rôle en tant qu'acteur majeur sur la scène internationale. La déclaration de Laeken reflète cette aspiration, mais il reste encore à la traduire dans le programme et les priorités de la Présidence », souligne Dick Oostin, directeur du bureau de représentation d'Amnesty International auprès de l'Union.

Considérant que la Présidence a commis une erreur importante, Amnesty international appelle le nouveau président du parlement européen à se faire le chantre de la politique de l'Union en matière de droits de l'homme et à demander à la Présidence de s'expliquer sur son absence de vision dans ce domaine.

Le mémorandum recommande notamment à la Présidence espagnole: 1) d'imprimer à son programme une perspective Droits de l'homme sans ambiguïtés ; 2) de veiller à ce que l'Union et ses Etats membres garantissent que toute mesure adoptée pour garantir la sécurité soit pleinement conforme aux règles et normes internationales en matière de droits de l'homme ; 3) de donner un contenu substantiel et cohérent à la clause « droits de l'homme » et développer la surveillance et l'évaluation systématique du respect des droits humains, tant dans les pays tiers que dans les Etats membres actuels et futurs ; 4) de garantir la mise au point d'un régime commun d'asile en Europe, en parfaite conformité avec le droit international en matière de droits de l'homme et de réfugiés.

 

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