Strasbourg, 16/01/2002 (Agence Europe) - Comme prévu, le libéral écossais Graham Watson, jusqu'ici président de la commission de la justice et des affaires intérieures, a été élu mardi soir à la présidence du groupe du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs, en succédant à l'Irlandais Pat Cox, nouveau Président du Parlement européen. En se félicitant de l'élection de Pat Cox, et du fait que le PPE-DE ait maintenu sa promesse de le soutenir, M. Watson a précisé que, si la coopération avec un autre parti politique a permis de briser le « jeu cynique des vieux copains » entre la droite et la gauche, les libéraux « peuvent et doivent rester ouverts à une coopération ultérieure avec d'autres dans les domaines où nous trouvons un terrain commun ». Soyons clairs, a-t-il conclu: « il n'y aura pas de chèque en blanc de la part des Libéraux en soutien d'un parti ou l'autre, nous travaillons avec d'autres pour promouvoir notre cause, qui est un agenda libéral-démocrate pour l'Europe ».
Le groupe aspire-t-il à s'agrandir ? A cette question, posée lors d'une conférence de presse, M. Watson répond: oui, nous aimerions que notre groupe s'élargisse, nous avons déjà des contacts avec des partis dans des pays d'Europe de l'Est et nous nous attendons à ce qu'ils entrent dans le groupe le moment venu. En ce qui concerne une éventuelle adhésion des radicaux italiens, M. Watson a annoncé que, suite à une démarche faite hier par Marco Pannella et Emma Bonino, un dialogue a été engagé pour déterminer si « nos idéaux sont compatibles avec les leurs ».
Les priorités politiques pour le groupe sont claires: tout d'abord l'élargissement, mais sans oublier ce qui se passe dans le reste du monde et notamment le défi de la gobalisation. Sur le plan interne, il faudra affronter le « besoin criant » de réforme au sein des institutions.
Interrogé sur la position de son groupe lorsqu'il s'agira de voter pour l'élu de Forza Italia, Gargani, à la présidence de la commission juridique, Graham Watson a précisé: nous avons voté contre la vice-présidence de M. Dell'Utri à la commission de la justice et des affaires intérieures, car il faisait l'objet de poursuites judiciaires, mais ce n'est pas le cas pour M. Gargani, donc nous ne refuserons pas nos voix (même si d'autres groupes voteront probablement contre lui). Quant à la situation qui s'est créée en Italie depuis le départ de Renato Ruggiero du ministère des Affaires étrangères, M. Watson, tout en se disant « naturellement, préoccupé par une apparente tendance à une position moins pro-européenne » du gouvernement italien, a affirmé qu'une démission ministérielle ne signifie pas forcément un changement abrupt dans la politique européenne d'un gouvernement.