Bruxelles, 11/01/2002 (Agence Europe) - Le Haut Représentant pour la PESC, Javier Solana, a regretté les circonstances qui ont obligé le gouvernement colombien à renoncer à la zone démilitarisée face aux guérilleros des FARC (Forces armées révolutionnaires colombiennes). "Après trois ans d'intenses efforts du Président Pastrana pour négocier un accord de paix avec les FARC - efforts qui ont toujours reçu l'appui déterminé de l'Union européenne - il est déplorable que la guérilla n'ait montré aucune véritable volonté de paix et n'ait pas abandonné la pratique des enlèvements, extorsions et assassinats", affirme M.Solana. Et il poursuit: "Le président Pastrana a dû prendre une décision grave, que nous comprenons et appuyons face à l'absence d'alternatives. Nous appelons les FARC à changer d'attitude et à s'engager sans équivoque en faveur du processus de paix, par des faits concrets, profitant ainsi de la porte ouverte par le Président Pastrana à la poursuite des efforts de paix".
La Présidence espagnole du Conseil de l'UE a adopté une déclaration analogue dans laquelle elle se dit "profondément préoccupée par la situation que traverse le processus de dialogue avec les FARC-EP, réitère son appui aux efforts du Président Pastrana et du gouvernement de Colombie pour parvenir à une solution négociée du conflit et lance en même temps un appel afin que les FARC-EP démontrent par les faits leur volonté de paix, et que l'on trouve les moyens de garder l'espoir du peuple colombien et de la communauté internationale en ce dialogue. Entre-temps, nous appuyons les décisions adoptées par le Président Pastrana comme représentant légitime de la volonté démocratique du peuple colombien".