Bruxelles, 11/01/2002 (Agence Europe) - La première réunion de consultation entre l'Union européenne et le Zimbabwe, organisée au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou en raison des violations des droits humains, des principes démocratiques et de l'Etat de droit dénoncées par l'UE dans ce pays ACP (voir EUROPE du 9 janvier, p.8), s'est tenue vendredi à Bruxelles. Peu d'informations ont filtré de cette réunion qui était toujours en cours dans la soirée, mais aucune décision formelle de sanctions n'était prévue à ce stade de la procédure, les consultations préalables, axées sur la recherche de solutions pour remédier aux manquements dénoncés, étant censées durer 60 jours maximum. La délégation zimbabwéenne, dépêchée par le Président Robert Mugabe, au lendemain du vote, par le Parlement national, de deux lois durcissant encore le régime (l'une sur la sécurité publique menaçant de peine de mort ou d'emprisonnement à vie toute personne reconnue coupable de tentative de renverser le gouvernement ou de saper l'autorité du Président, l'autre modifiant la loi électorale pour exclure du droit de vote, lors des élections présidentielles des 9 et 10 mars, l'essentiel des Zimbabwéens résidant à l'étranger), était conduite par le ministre des Affaires étrangères, Stanley Mudenge, accompagné de ses homologues aux Affaires intérieures, M. Chinamasa, à l'Agriculture, M. Made, et à l'Information, M. Moyo. La délégation européenne était conduite par le représentant permanent de l'Espagne auprès de l'Union, Francisco Xavier Conde de Saro. Les autorités du Zimbabwe étaient notamment assistées du Secrétaire général du groupe ACP, Jean-Robert Goulangana, du secrétaire général adjoint, M. Luteru, du conseiller juridique, M. Bissembe, des ministres délégués aux Affaires étrangères de Namibie et de l'Angola et de l'ambassadeur du Malawi à Bruxelles.