Bruxelles, 11/01/2002 (Agence Europe) - "Pour atteindre les objectifs de Lisbonne, il est impératif que les mesures et réformes structurelles arrêtées soient décidées et mises en oeuvre d'urgence, au niveau européen et au niveau national. C'est la crédibilité de tout le processus qui est désormais en jeu et le Sommet de Barcelone doit donc être un réel pas en avant. Les entreprises européennes ne manqueront pas de contribuer au développement d'une UE dynamique et compétitive, génératrice d'emplois et de prospérité - aujourd'hui pour 15 Etats membres, demain pour ceux qui auront rejoint l'UE": tel est le clair message adressé dans une lettre ouverte par les présidents de toutes les fédérations industrielles de l'UE, réunies au sein de l'Unice, au Président du Conseil de l'UE José Maria Aznar. Cette lettre, signée par tous les présidents (une première dans l'histoire de l'Unice), démontre l'urgence que les chefs d'entreprise attachent à la libéralisation des marchés, à l'innovation et à l'esprit d'entreprise, aux infrastructures essentielles, aux services financiers, au marché intérieur, à des marchés du travail flexibles et des compétences accessibles, et au développement durable, six points qui constituent "leurs principaux messages, qui formeront la base d'une contribution plus étendue au Sommet de Barcelone".
S'agissant de l'élargissement, le patronat souligne dans sa lettre que "le bon fonctionnement du marché intérieur revêt la plus haute importance; les décisions d'admission qui seront prises en décembre 2002 devront se fonder, pour chaque pays candidat, sur ses mérites propres et la satisfaction des critères d'adhésion". L'Unice lance également une mise en garde en ce qui concerne l'examen, par les Sommets de printemps, à compter de mars 2002, de l'orientation de la stratégie de l'UE pour le développement durable, à savoir: "cet examen ne peut diluer l'esprit de Lisbonne, sachant l'importance capitale d'une économie compétitive et innovante pour le développement durable", affirme l'Unice.
Commentant l'initiative, le Président de l'Unice Georges Jacobs a déclaré: "Nous craignons qu'à défaut d'engagements concrets pris à Barcelone, tout l'ensemble du processus ne soit pétrifié. Nous sommes déjà profondément déçus de voir un premier faux pas, le brevet communautaire n'ayant pas été adopté. Vraiment, nous attendons une plus grande volonté politique, qui aille au-delà des intérêts nationaux pour bénéficier à tous - parce que des entreprises qui peuvent prospérer, cela signifie que les Etats membres et les citoyens de l'Union y gagneront à leur tour, grâce à la création de davantage de richesses".