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Bulletin Quotidien Europe N° 8127
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Le Commissaire Franz Fischler défend son idée de la Pac
et de l'élargissement

Bruxelles, 11/01/2002 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse ouvrant jeudi « la semaine verte de Berlin », le Commissaire Franz Fischler a défendu les principes d'une agriculture durable et compétitive et a rejeté catégoriquement toute idée d'abandon de la politique agricole commune (Pac). Il n'a pas hésité à qualifier « d'absurde et dangereuse » toute velléité de « renationalisation » de cette politique. Si, au lieu d'une politique commune, « nous avions soudain dans l'UE quinze, voire demain jusqu'à vingt-cinq politiques agricoles se faisant concurrence (…), ce serait la course aux subventions entre les Etats membres, la fin du marché intérieur ! », s'est-il écrié. Et il a ajouté que les réformes de l'Agenda 2000 ne peuvent pas être aussi défavorables que d'aucuns le prétendent puisque, malgré les crises sanitaires, les agriculteurs ont vu leurs revenus augmenter de 2,7 % dans l'UE en 2001 (5,7 % en Allemagne). Par ailleurs, il a appuyé l'idée de donner davantage de pouvoir aux régions pour répartir les aides au développement rural.

Au sujet de l'élargissement aux pays d'Europe centrale et orientale, M. Fischler a préconisé l'introduction progressive de paiements directs dans les pays candidats, afin de ne pas entraver la nécessaire évolution des structures actuelles: « Si je plaide pour une introduction progressive de la Pac dans ces pays, ce n'est certainement pas par souci d'économie. Bien au contraire, nous sommes même disposés à accorder une aide financière accrue pour favoriser une politique de développement rural globale et durable dans les futurs Etats membres », a expliqué le Commissaire, qui s'est prononcé aussi en faveur de la simplification des procédures pour les paiements directs durant la période de transition, afin d'éviter des charges administratives inutiles. Il a tenu à rappeler qu'il ne fallait pas oublier que l'élargissement « est bien autre chose qu'un exercice de calcul d'experts-comptables. Il s'agit de rendre l'agriculture et l'espace rural viables à long terme et de créer dans les régions rurales des pays candidats, en particulier pour les jeunes, les conditions permettant d'assurer des revenus de substitution. Les pays d'Europe centrale et orientale ont besoin de faire évoluer leurs structures non pas pour adhérer à l'UE, mais pour réussir dans un monde moderne, à l'heure de la mondialisation ».

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