Bruxelles, 14/12/2001 (Agence Europe) - "Le défi de Laeken consiste à se mettre d'accord sur une déclaration qui lance un renouvellement du soutien de l'opinion publique pour l'Europe, en démontrant qu'une union politique plus étroite est le meilleur moyen de répondre aux inquiétudes du public et de répondre à ses espoirs pour l'avenir", déclarent les socialistes européens dans une déclaration adoptée à la veille du Sommet de Laeken. Le Sommet des socialistes européens a réuni jeudi soir six Premiers ministres, les chefs des partis socialistes de neuf pays de l'UE plus la Norvège et Chypre, ainsi que diverses personnalités telles que Javier Solana (Haut Représentant de l'UE pour la Pesc). EUROPE publiera prochainement la déclaration du PSE, qui est axée sur la nécessité de fonder l'Europe sur une légitimité populaire, et rappelle les réalisations de l'Europe, avant de souligner que la nécessité de répondre aux "défis de l'ère de la globalisation" commande une plus grande intégration de l'Europe, qui doit tenir compte des inquiétudes que suscite cette mondialisation.
Le Parti des socialistes européens n'a pas choisi "son" candidat pour la Présidence de la Convention, mais insiste pour que le Président de la Convention soit un socialiste: comme tous les autres membres ou presque du présidium de la Convention seront membres du PPE (le représentant de la Présidence espagnole du Conseil, le Commissaire Barnier...), il serait juste que les socialistes soient aussi représentés, souligne-t-on au PSE. Avant la réunion, quelques socialistes européens ont nommé leurs favoris. Pour le Belge Elio di Rupo, "Jacques Delors et Wim Kok paraissent être les deux meilleurs candidats". En toute logique l'Italien Piero Fassino défendait la candidature de Giuliano Amato. Pour Enrique Baron Crespo, "il faut avant tout des gens qui ont été membres du Conseil européen, qui ont un projet politique, mais je crois qu'on a le droit de demander que cela soit un socialiste".