Bruxelles, 07/11/2001 (Agence Europe) - La conférence ministérielle informelle des pays de l'UE et de la Méditerranée, réunie à Bruxelles les 5 et 6 novembre, a lancé un appel à la reprise du dialogue israélo-palestinien sur base du rapport Mitchell, a affirmé Louis Michel, président en exercice du Conseil, qui a fait part de ses conclusions à l'issue de la rencontre à laquelle ont participé, en tant qu'observateurs, la Libye, la Mauritanie et la Ligue arabe. Les vingt-sept pays ont souhaité la mise en application pleine et entière des recommandations faites par ce rapport. "Nous pensons encore, toujours, et peut-être même plus que jamais que ce plan est la feuille de route qu'il faut essayer de suivre. Et si nous quittons cette feuille de route, je pense que nous prenons des risques", a déclaré Louis Michel lors de la conférence de presse finale. "Le problème aujourd'hui est de savoir comment commencer à appliquer le plan Mitchell", a ajouté Javier Solana, Haut Représentant pour la PESC, pour qui il est urgent de « recréer la confiance entre les deux parties ».
La recherche de la paix au Moyen-Orient a occupé le devant de la scène au cours de la première journée de la conférence ministérielle (voir aussi autre nouvelle) et une rencontre directe entre les deux principaux protagonistes a été organisée. Selon la Présidence belge, des idées nouvelles ont émergé de la rencontre - notamment un projet concernant Gaza. De leur côté, ni les Palestiniens, ni les Israéliens ne font état de nouveaux progrès. Yasser Arafat, dans des déclarations à son retour chez lui, a estimé que c'était juste une « rencontre diplomatique ». Pour Shimon Peres, cité par la presse israélienne, il n'était pas prévu que la rencontre à Bruxelles avec Yasser Arafat conduise à une "percée". « Les espoirs pour la paix restent vivants » mais il «faut poursuivre le travail », avait-il souligné lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en estimant qu'il « ne faut pas changer chaque jour de plan. Nous devons suivre l'ordre déterminé par le plan Mitchell ». Le ministre israélien des Affaires étrangères a aussi affirmé: « pour le moment, nous n'avons pas un partenaire qui peut réaliser les promesses ».