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Bulletin Quotidien Europe N° 8085
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurogroupe

Les ministres sont restés relativement confiants sur les perspectives de croissance - Selon M. Solbes, cinq pays respecteront cette année leurs objectifs en matière de déficit public

Bruxelles, 06/11/2001 (Agence Europe) - Lors de la réunion de l'Eurogroupe, lundi soir à Bruxelles en présence du Président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg et de son vice-président, Christian Noyer, les ministres des Finances de la zone euro sont restés relativement confiants concernant la situation économique, dans l'attente des prochaines prévisions d'automne de la Commission. Les ministres ont aussi discuté les propositions budgétaires dans plusieurs Etats membres (Luxembourg, Belgique, Irlande, Grèce) pour 2002? et le Commissaire Pedro Solbes a, pour la première fois, annoncé que seuls cinq pays (Espagne, Luxembourg, Pays-Bas, Finlande, Autriche) respecteront à la lettre les objectifs qu'ils se sont fixés en matière de déficit public (en 2001) dans leurs programmes de stabilité et de croissance actualisés en décembre 2000.

M. Solbes a indiqué que la Commission allait présenter ses prévisions économiques d'automne « au dernier moment », à savoir le 21 novembre, afin de « tenir compte de tous les éléments disponibles » et a précisé que ses données seront accompagnées, ce qui est nouveau, d'une évaluation des risques qui pourraient affecter la croissance du PIB. Il a confirmé que selon les informations actuellement disponibles, la croissance européenne se situerait autour de 1,5% en 2001, et a estimé pouvoir être confiant en une « récupération de l'activité européenne en 2002 », grâce notamment à l'évolution de l'épargne, au niveau raisonnable de l'investissement et au bon niveau des prix du pétrole. Le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, a indiqué que selon les prévisions de la Commission, la croissance était estimée à 1,7% en 2001 et à 1,8% en 2002, chiffres que M. Solbes a refusé de confirmer. Toujours selon M. Eichel, la Commission tablerait sur un déficit public allemand de 2,5% en 2001 et de 2,6% en 2002. M. Solbes s'est félicité de la baisse continuelle du niveau d'inflation, « qui permet d'accroître plus encore la marge de manœuvre de la BCE ». Pour leur part, les ministres se sont bien gardés de faire un appel du pied à M. Duisenberg pour qu'il utilise au plus vite cette marge de manœuvre. Seul le ministre portugais des Finances, Guilherme Oliveira Martins, a été plus explicite en indiquant qu'il verrait d'un bon œil que la BCE « joue un rôle actif dans la relance de l'économie européenne ».

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