Bruxelles, 06/11/2001 (Agence Europe) - Les négociations internationales sur le climat (COP 7, Marrakech) entrent dans leur phase ministérielle (7-9 novembre). Les ministres de l'Environnement de quelque180 pays prendront le relais des experts réunis depuis le 29 octobre pour tenter de traduire en textes juridiques l'accord politique atteint le 23 juillet à Bonn sur les modalités de mise en œuvre du Protocole de Kyoto. Les questions encore à régler concernent principalement l'interprétation de l'accord à propos des puits de carbone et des modalités de fonctionnement du «régime d'observance » garant du respect effectif des objectifs souscrits. Margot Wallström, Commissaire européenne à l'Environnement, et Olivier Deleuze, Président du Conseil de l'UE, conduiront la délégation de l'Union européenne. L'espoir de M. Deleuze que ces négociations débouchent sur un succès (voir EUROPE du 24 octobre, p. 9) permettant, avant septembre 2002, la ratification du Protocole par le nombre requis de pays -55 pays contribuant au moins à 55% des émissions totales de gaz à effet de serre- est partagé par Mme Wallström qui se dit néanmoins consciente de la difficulté de la tâche. Dans un communiqué, elle déclare: « Je crains que les négociations à Marrakech ne soient pas faciles.Une multitude de questions techniques doit être traitée, dont certaines ont des implications politiques. Certaines parties pourraient aussi être tentées de revenir sur les décisions prises à Bonn. Céder à cette tentation serait rouvrir la boîte de Pandore. Aucun citoyen d'aucun pays ne comprendrait que Marrakech soit un échec. Nous nous sommes battus avec acharnement pour atteindre l'accord de Bonn et nous devons nous y tenir». L'intention déclarée du Japon de ratifier le Protocole de Kyoto est une bonne nouvelle. La volonté de la Russie de rouvrir à son avantage le dossier des puits de carbone est, en revanche, de mauvais augure.