Bruxelles, 22/10/2001 (Agence Europe) - Lors de sa conférence de presse à l'issue de la Conférence européenne de samedi dernier (voir plus haut), Louis Michel a dû clarifier aux journalistes les propos tenus la veille au Sommet de Gand par le Président du Conseil européen, Guy Verhofstadt, à propos des ambitions de la Présidence belge de parvenir, lors du Sommet de Laeken, à une liste des pays candidats qui ont le plus de chances de terminer leur négociations à la fin de 2002 (voir l'Edition spéciale d'EUROPE du 20 octobre, p.5).
"Il n'y aura pas de liste et il n'y aura pas de classification (entre candidats) à Laeken", a d'emblée souligné M. Michel, pour qui les propos de M. Verhofstadt ont été soit "mal compris". "Nous avons simplement décidé d'avoir, à Laeken, une lecture approfondie des rapports réguliers de la Commission" (qui seront publiés pour tous les candidats le 13 novembre prochain). Sur la base de ces rapports, les chefs d'Etat et de gouvernement feront une "analyse détaillée" des progrès obtenus jusqu'ici par tous les candidats, ainsi que des efforts encore à entreprendre, a dit M. Michel. "Il ne s'agit donc pas d'établir une liste de candidats (selon leur degré de préparation), mais d'avoir une lecture, une discussion et une évaluation approfondies des rapports de la Commission. Ceci est une signe fort que l'on s'intéresse de très près aux préparations des pays candidats. C'est un signal fort de motivation pour les candidats, leur démontrant que l'on prend cet exercice très au sérieux", a insisté M. Michel. Mais il a reconnu que même sans établir de liste formelle, le Sommet de Laeken devrait déjà indiquer -à travers cette lecture et cette analyse approfondie des rapports de progrès- quels seront les pays qui ont des chances de conclure les négociations au cours de l'année 2002. "Il n'y aura pas de liste, mais on sera très précis" dans les conclusions de Laeken, a-t-il dit.