Bruxelles, 22/10/2001 (Agence Europe) - Les transformateurs européens d'aluminium appellent au lancement d'un cycle de négociations commerciales qui permette d'éliminer rapidement les droits de douane sur l'aluminium primaire et de réduire « équitablement » les autres obstacles tarifaires aux échanges de produits industriels. Ce projet est « critique » pour redonner du souffle à l'économie mondiale dès l'année prochaine, souligne le porte-parole de FACE.
La Fédération se félicite de la disponibilité de la Commission européenne à mettre les tarifs industriels sur la table des négociations. Mais, plutôt favorable à un cycle « court dont la durée ne dépasserait pas trois ans », elle suggère de prévoir un système de mise en oeuvre précoce des premiers compromis qui interviendront, afin d'éviter que des questions moins contentieuses se trouvent « prises en otage par les difficultés politiques à réaliser un consensus sur des sujets plus sensibles ». Cette formule est moins risquée, selon elle, que la conjonction du « vaste agenda » que réclame l'Union.Car, dans cette hypothèse, des mesures aussi « urgentes » et déjà « longuement attendues » que l'abolition des droits sur l'aluminium resteraient en suspens le temps qu'il faudra aux 142 pour s'entendre sur tous les sujets en discussion.
Or, rappelle FACE, l'industrie de transformation d'alumium doit payer chaque année un supplément de 500 millions de dollars américains «à cause de ce droit », une situation qui « pénalise notre industrie, crée des distorsions de concurrence et contribue à maintenir la consommation européenne par tête pour l'alumium compatible avec l'environnement bien en-deçà des niveaux atteints aux Etats-Unis ou au Japon qui n'appliquent pas de droits sur les métaux primaires ». Et, alors même que la consommation mondiale est en hausse, « l'industrie européenne doit continuer à dépendre des importations d'aluminium primaire ». « Cela n'a plus aucun sens », d'autant plus que « ce droit fonctionne aujourd'hui en Europe comme une subvention déguisée », insiste la fédération. Elle espère, par ailleurs, que les 142 décideront d'harmoniser les droits de douane sur les produits semi-finis, sans « s'épargner aucun effort » pour augmenter et accélérer l'intégration des économies émergentes au sein de l'institution.
FACE applaudit enfin à la politique de la Commission européenne en matière d'accès au marché, y compris aux bénéfices que procurera le système multilatéral aux pays en développement mais, insiste-t-elle, les règles et mécanismes de l'OMC devront être strictement respectés- autrement dit, il faut «moins d'interprétations et plus de clarifications ».