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Bulletin Quotidien Europe N° 8073
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

Dans son rapport sur les mesures prises après les attentats, la Commission estime que les conditions d'une reprise économique en 2002 existent

Bruxelles, 18/10/2001 (Agence Europe) - Dans son rapport sur l'évaluation de l'impact économique des actions prises par l'UE à la suite des attentats du 11 septembre, qui sera présenté ce vendredi aux chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Gand, la Commission européenne estime que les conditions d'une reprise de la croissance (estimée à 1,5% en 2001) en 2002 sont réunies « à condition que la situation politique ne se dégrade pas davantage ». Le rapport indique aussi qu'il restera probablement, l'année prochaine, une marge de manœuvre en matière de politique monétaire et recommande à la Banque européenne d'investissement (BEI) de contribuer à la stabilisation des investissements à long terme, y compris dans les secteurs très touchés par le ralentissement économique, en octroyant davantage de prêts.

Grâce aux fondamentaux économiques jugés solides, la Commission table sur un « éventuel » début de relance de la croissance européenne au cours du deuxième semestre 2002. Elle souligne que la situation des finances publiques des Etats membres « autorise une certaine flexibilité », que la balance des paiements est actuellement en équilibre et que le surinvestissement dans le secteur des technologies de l'information et de la communication, moins important qu'aux Etats-Unis, a limité les revers de fortune en Europe. Par ailleurs, la stabilité macro-économique a permis un déclin rapide de l'inflation qui devrait se poursuivre en 2002. Le rapport insiste sur l'importance de trouver un « dosage équilibré » entre les politiques budgétaire et monétaire. Il souligne que la BCE pourrait être amenée à baisser ses taux « si l'inflation continue de ralentir et si les augmentations de salaires restent modérées ». En matière de politique budgétaire, la Commission dit s'attendre à ce que la situation des quinze pays de l'Union et des douze membres de la zone euro soit moins bonne que prévu initialement. Selon les dernières estimations, "le solde des administrations publiques, pour 2001, s'élève à -1% du PIB dans la zone euro et à -0,5% du PIB pour l'ensemble de l'UE, se situant à -0,4/0,3% par rapport aux niveaux des PIB visés dans les programmes de stabilité et de convergence mis à jour l'an dernier". Les implications budgétaires du ralentissement économique se feront aussi sentir en 2002, estime la Commission, ajoutant que les stabilisateurs économiques vont se réactiver en tenant compte du niveau de chaque pays.

Le rapport invite le Conseil européen à réitérer son engagement à appliquer la stratégie de Lisbonne en respectant le calendrier prévu. La Commission écrit que les chefs d'Etat et de gouvernement devraient enjoindre le Conseil des ministres à obtenir, avant le Conseil européen de Barcelone (au printemps 2002), un accord final sur les dossiers suivants: - paquet « télécommunications » ; - brevet communautaire ; - directive OPCVM ; - règles sur les paiements transfrontaliers ; - la directive sur les abus de marché. Un accord politique devrait être aussi conclu avant Barcelone au sujet du paquet « ciel unique européen », de la directive sur les fonds de pension, du nouveau cadre pour les réseaux transeuropéens et des propositions relatives au paquet « marché public ». La BEI, qui a un rôle important à jouer dans le soutien de la stratégie de Lisbonne, est appelée à « intensifier ses actions venant appuyer les efforts consentis par l'UE pour soutenir l'activité économique en Europe ». La Commission suggère que la BEI intensifie la mise en œuvre de projets d'infrastructures et qu'elle maintienne une attitude « proactive » dans l'octroi de prêts aux secteurs particulièrement touchés par les conditions défavorables (télécommunications et transports aériens).

Au sujet justement de ces secteurs qui connaissent des difficultés spécifiques, la Commission estime que les récents événements « ne peuvent pas servir de prétexte pour entreprendre, au niveau national, des actions portant préjudice à la compétitivité de l'Union ou de son industrie ». Notamment, dans le secteur aérien, « il n'est pas question de remettre en cause le principe selon lequel la dernière série d'aides d'Etat a été accordée au secteur », peut-on lire dans le rapport.

A noter que le rapport insiste aussi sur l'importance de former une alliance non seulement contre le terrorisme (notamment en renforçant les règles sur le blanchiment de capitaux mais aussi concernant l'asile), mais aussi en faveur de la politique de développement: « une réflexion approfondie doit être amorcée (…) en vue de renforcer la gouvernance au niveau mondial dans le but de garantir un développement durable et équitable et de promouvoir le dialogue entre civilisations ».

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