Bruxelles, 24/09/2001 (Agence Europe) - La Troïka de l'Union européenne, formée du Président du Conseil Louis Michel, ministre belge des Affaires étrangères, de son homologue espagnol, qui lui succédera, Josep Piqué, du Haut Représentant pour la PESC Javier Solana et du Commissaire européen Chris Patten, entame la tournée décidée par le Conseil européen du 21 septembre (voir notre Edition spéciale du 22 septembre) par une rencontre avec les autorités pakistanaises, mardi à Islamabad. Ensuite, elle se rendra à Téhéran, à Riyad, au Caire, à Amman et à Damas, pour achever sa mission samedi à Skopje.
"Les contacts que j'ai pris avant mon départ ont été positifs, notamment avec les Pakistanais et les Iraniens", a dit Louis Michel à l'agence Belga, en soulignant que "nous n'avons jamais été coupés des interlocuteurs difficiles". Dès la nuit de vendredi, à l'issue du Sommet, M. Michel avait noté qu'il y avait chez certains de ces pays une "disponibilité (...) à revoir leurs relations avec l'UE et les Etats-Unis" et que ce serait une erreur, par exemple, de ne pas cueillir les signaux positifs venant d'un pays comme l'Iran (rappelons par ailleurs que le Secrétaire au Foreign Office Jack Straw était dès lundi en Iran).
A Bruxelles, interrogé à la RFBF-radio, le Président du Conseil européen Guy Verhofstadt a indiqué que la solidarité de la Belgique à l'égard de Washington ne sera pas purement "verbale", mais se traduira en "actes"¸ tout en ajoutant qu'"il faut attendre les mesures prises, puis les demandes faites par les Etats-Unis".
Lors du Conseil européen de vendredi dernier, le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel avait précisé que la solidarité de l'Autriche envers les Américains pourrait s'exprimer par l'autorisation de survoler son territoire. En outre, il avait attiré l'attention sur le risque d'attaques terroristes contre des centrales nucléaires. Quant au Premier ministre portugais, Antonio Guterres, il avait exhorté à combattre le terrorisme et ceux qui l'appuient, tout en mettant en garde contre toute réaction irrationnelle. L'agence Reuters signale enfin que le président Chirac a proposé lors du sommet de créer un "organe subsidiaire" du Conseil de sécurité qui serait chargé de la lutte contre le terrorisme. Cet organe émanerait du Conseil de sécurité et serait ouvert à d'autres Etats que les quinze membres de celui-ci.