Bruxelles, 24/09/2001 (Agence Europe) - Lors de la réunion du comité des consommateurs, vendredi dernier à Bruxelles, Franz Fischler, le Commissaire européen en charge de l'agriculture, s'est félicité de l'intérêt des consommateurs pour la réforme de la politique agricole commune (PAC). "Ils veulent une agriculture durable qui leur offre un choix d'aliments sûrs et à haute valeur nutritive, à des prix raisonnables, un type d'agriculture qui respecte l'environnement et apporte une contribution réelle au développement rural", a déclaré M. Fischler, pour qui "la Commission et les consommateurs doivent suivre la même voie et avoir les mêmes objectifs". La réunion du comité des consommateurs fait partie de plusieurs initiatives lancées par MM. Fischler et Byrne, le Commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, pour susciter un débat ouvert sur l'avenir de la politique agro-alimentaire.
Le comité des consommateurs a évoqué les attentes des consommateurs et la réponse que la PAC peut apporter, en constatant que les consommateurs, plus que jamais, se soucient de la qualité de leurs aliments et de leur sécurité. Rappelant que le risque zéro n'existe pas, M. Fischler a souligné que "la sécurité alimentaire ne doit jamais faire l'objet de marchandages". Quant à la diversité des produits, il a estimé "'qu'il est vain de chercher à savoir quel est le meilleur moyen de production ou d'essayer de déterminer si les produits biologiques sont préférables aux produits traditionnels. Guidé et protégé par un système d'étiquetage montrant clairement le contenu du produit, le consommateur doit pouvoir choisir lui-même ses produits. Un cadre juridique européen devrait donner ce choix aux consommateurs".
M. Fischler s'est également demandé comment intégrer ces éléments dans la future PAC, et comment celle-ci peut répondre aux nouvelles demandes de la société. Selon lui, la réforme prévue par l'Agenda 2000 constitue déjà un pas très important dans la bonne direction, et sa révision, prévue pour l'année prochaine, offrira l'occasion de prendre en compte le souci de parvenir à une agriculture plus durable. "Nous ne devons pas nous laisser aller au statu quo, nous devons envisager à l'avenir une PAC qui soit à la hauteur des attentes des consommateurs", a-t-il conclu.